Le Big Blue Festival va voir le jour à Bouliac, du 24 au 26 juillet. Ses organisateurs souhaitent balayer un spectre musical « qui manquait peut-être dans les propositions des festivals actuels en Gironde ». C'est le rêve de deux passionnés, de deux connaisseurs, de deux potes. Soit le Bouliacais Éric Dejean-Servières, fondateur et PDG de Communica, société organisatrice de congrès et salons, dont Préventica dévolu à la santé, sécurité et qualité de vie au travail. Soit le Carignanais François Caillaud, régisseur technique de concerts et cocréateur de Tribute nights, festival précurseur dédié aux groupes de reprises depuis 2019.
Un duo d'amateurs éclairés
Le duo lance cet été sur la rive droite bordelaise le Big Blue Festival, trois jours de concerts sur l'esplanade de Bouliac, avec vue sur la plaine de Garonne. « J'avais cette envie en tête depuis longtemps », explique Éric Dejean-Servières, spectateur affamé de rock depuis l'adolescence, courant les scènes d'Europe de Deep Purple à Téléphone, des pointures du blues-rock parmi lesquels l'hexagonal Little Bob. Il en cause logiquement à son copain avec qui il partage une bonne vingtaine de concerts par an et qui en connaît un rayon côté montage technique. « Nous avons en commun le goût de l'éclectisme », ajoute Éric Dejean-Servières. « Le rock, mais aussi le folk, le blues et le funk. Le premier artiste qu'on a espéré a été Keziah Jones, fusionnant tous ces genres. »
Combler un manque
Et ils l'ont eu : le chanteur nigérian sera la scène du Big Blue le 25 juillet prochain. Le casting des trois jours a de l'allure, visant un public large et familial : le bouillonnant Cali sera de la fête, tout comme Les Négresses vertes (le 24) ainsi qu'une dizaine d'artistes balayant un spectre musical « qui manquait peut-être dans les propositions des festivals actuels en Gironde, de Garorock à Musicalarue, en passant par ODP ». C'est ainsi que l'on découvre au casting les Twin Souls, Manu Lanvin ou Karpatt, Bandit Bandit, The Temperance Movement ou Electric Pyramid.
Les organisateurs espèrent « une affluence de plus de 1 500 spectateurs chaque soir »
Un cadre verdoyant et adapté
« On a longtemps cherché sur la rive droite un joli lieu avec de la verdure », raconte François Caillaud. « Près de l'église de Bouliac, le lieu s'est finalement imposé. » Le site sur deux niveaux accueille déjà et entre autres les Médiévales de Bouliac, où 3 000 personnes se retrouvent à chaque fin d'été. « Sur la place Chevelaure, on trouvera le village du festival avec des stands, des food-trucks et les concerts gratuits le dimanche », renseigne François Caillaud. « Sur la pelouse, les deux premiers soirs de concerts offriront une capacité et une affluence espérée de plus de 1 500 spectateurs chaque soir. »
La Ville au soutien
Porté par une association créée pour la circonstance et en vue de boucler un premier budget de 260 000 euros environ, le festival glane des partenaires privés au fil des mois. Côté public, la mairie de Bouliac est au soutien, via une subvention de 9 000 euros et une aide logistique. « C'est un très beau projet avec des compétences artistiques et techniques qui vont aboutir à l'un des événements les plus importants que Bouliac ait accueilli », résume Morgane Lacombe, l'adjointe à la culture.
Programme
- Vendredi 24 juillet (17h-1h) : Twin Souls, Manu Lanvin, Cali, Les Négresses vertes, Karpatt.
- Samedi 25 juillet (17h-1h) : Franck & Damien, Bandit Bandit, The Temperance Movement, Keziah Jones, Electric Pyramid.
- Dimanche 26 juillet (14-18h, gratuit) : Malaka, Freddie's Kings.
Tarifs de lancement : pass un jour à 34 euros, pass deux jours à 62 euros. Billetterie sur bigblue-festival.fr



