Feria de Nîmes 2026 : le Prolé s'installe sous le soleil
Depuis lundi 18 mai, le bar centenaire Le Prolé de Nîmes se prépare à redevenir l'un des épicentres majeurs de la feria de Pentecôte. Ce mardi 19 mai, un grand soleil baigne déjà la cour arrière de l'établissement. Les tables des clients sont déjà debout, chauffées par la lumière et la musique latino qui sort des enceintes.
Une organisation rodée
Côté bar, beaucoup reste à faire. Une bande de jeunes serveurs aux bras musclés s'efforce de tout mettre en place. La veille, ils ont porté les premières cargaisons ; ce mardi, « c'est moins fatigant » : ajustement de l'espace, installation de l'électricité, des lumières supplémentaires… Pour certains, il faut monter sur l'échelle pour accrocher les fils entre les arbres et la façade. Cette fois, c'est Léon qui s'y colle. « C'est l'un de nos DJ ! », commente fièrement le responsable Éric Codoner. Entre une dizaine de tâches à terminer, il ne boude pas son plaisir : « Aucune difficulté au montage, on est dans les temps et on a beau temps ! » Un temps radieux qui devrait perdurer.
Un ADN préservé
Fier emblème de la feria de Nîmes, le Prolé compte bien profiter de la fête comme tous les ans. Au menu, « on reste dans notre ADN » : consommations parfois plus abordables qu'ailleurs, musique entraînante et concert de peñas nîmoises. À noter, pour les puristes, la venue des Hijos de Tubas le dimanche midi, et de la Funky Brandade pour le dernier midi, lundi 25 mai.
Des nouveautés rafraîchissantes
Il y aura quand même quelques nouveautés plus ou moins sérieuses. Parmi la quinzaine de personnes qui tournera entre jour et soir pour le service, « on en aura deux qui n'ont jamais vécu la feria au Prolé côté service », sourit le tenancier. Pour les autres, le rodage est terminé depuis longtemps, s'agissant pour la plupart d'actuels ou d'anciens saisonniers partants pour rempiler. « C'est ça qui est chouette, le Prolé existe depuis des années et ce sont des nouveaux et des jeunes qui arrivent ! »
Autre curieuse nouveauté du Prolé : un Gin Fizz et un Mojito qui seront tous deux vendus à la pression, les cocktails ayant été achetés tout prêts et dans des fûts branchés aux tireuses. Ces produits sont vendus 7 € le verre, et n'auront sans doute pas le même goût que leurs versions artisanales… Mais bon, « c'est la feria, et au moins on pourra dire qu'on a des cocktails ! »
Venir tôt pour profiter
Bien que la fermeture du Prolé sera aussi tardive que les autres bars et bodegas (2 heures jeudi, 3 heures les autres soirs), « il faudra venir tôt », prévient l'équipe. Soumis à un quota, le bar ne pourra pas faire rentrer tout le monde : « passé 21 h 30, il faudra être patient pour entrer ».



