Le rapport de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public, mis en ligne le 5 mai 2025, a immédiatement suscité de vives réactions. Ce document, commandé par le gouvernement, propose une réforme en profondeur du secteur, incluant une fusion des entités et une réduction des financements publics. Les syndicats de journalistes et les partis d'opposition dénoncent un « démantèlement » du service public.
Des propositions controversées
Parmi les mesures clés, le rapport préconise la suppression de la redevance audiovisuelle, remplacée par une contribution prélevée sur les impôts locaux. Il suggère également de réduire le nombre de chaînes publiques et de mutualiser les moyens techniques. Les critiques estiment que ces réformes affaibliraient la diversité culturelle et l'indépendance éditoriale.
Réactions des syndicats
Les syndicats de l'audiovisuel public ont immédiatement réagi. La CGT et la CFDT dénoncent un « plan de casse » qui menacerait des milliers d'emplois. Ils appellent à une mobilisation nationale pour défendre le service public. De son côté, le SNJ (Syndicat national des journalistes) s'inquiète d'une « fragilisation de l'information de qualité ».
Opposition politique
Les partis de gauche, notamment La France Insoumise et le Parti socialiste, ont critiqué le rapport. Ils y voient une « privatisation rampante » de l'audiovisuel public. À droite, certains élus LR saluent la volonté de réforme mais demandent des garanties sur le maintien de l'accès à la culture pour tous.
Un calendrier serré
Le gouvernement prévoit de présenter un projet de loi avant l'été. Les opposants redoutent une adoption précipitée, sans débat parlementaire suffisant. Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 100 000 signatures contre le rapport.
Charles Alloncle, ancien conseiller de l'Élysée, défend son travail : « Il s'agit de moderniser un modèle obsolète, pas de détruire le service public. » Mais la polémique ne faiblit pas, et le débat promet d'être houleux dans les semaines à venir.



