Le PSG brille sur le terrain, mais pas dans son soutien à un supporter journaliste
Si les performances sportives du Paris Saint-Germain suscitent l'admiration, le comportement de ses dirigeants envers l'un de ses fervents supporters, le journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, est vivement critiqué. Alors que le club s'apprête à disputer une troisième finale de Ligue des champions, l'absence de soutien public fort à ce reporter de Society et So Foot interroge.
Un silence assourdissant
Franck Annese, patron du groupe So Press, déplore que le PSG soit le seul grand club français à n'avoir pas témoigné avec force sa solidarité envers Christophe Gleizes. Ce dernier, âgé de 37 ans, a été arrêté il y a deux ans lors d'un reportage sur l'équipe de Kabylie. Condamné en appel à sept ans de réclusion pour apologie du terrorisme, il a renoncé à se pourvoir en cassation, s'en remettant à la grâce du président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Un tweet insuffisant
Contacté par l'AFP, le PSG affirme s'être associé à l'appel de la Ligue de football professionnel (LFP) en faveur de la libération du journaliste via un tweet en décembre 2025. Une réaction jugée dérisoire par les défenseurs de la liberté de la presse, qui pointent le conflit d'intérêts entre l'actionnaire qatari du club et l'État algérien.
La diplomatie française en coulisses
On imagine la diplomatie française à l'œuvre loin des caméras, comme ce fut le cas pour l'écrivain Boualem Sansal ou pour Sophie Kohler et Jacques Paris en Iran. Les relations franco-algériennes restent tendues, et la libération de Christophe Gleizes semble conditionnée à des considérations géopolitiques.
Alors que la Coupe du monde 2026 débutera le 11 juin aux États-Unis, la planète football regarde vers l'Algérie, qui détient un ressortissant français simplement venu exercer son métier. Le PSG, lui, prépare sa finale. Mais pour Christophe Gleizes, l'issue reste incertaine.



