Cordes en folie : un passionné relance la marque d'amplis Garen
Cordes en folie : relance de la marque d'amplis Garen

Christian Fabert a relancé la marque Garen, fabricant d'amplis à lampe dans les années 1960. Il fait partie de la trentaine d'exposants spécialisés qui décortiquent la guitare sous toutes les coutures au salon Cordes en folie, samedi 23 et dimanche 24 mai à l'espace Mendès-France de Saintes.

L'ampli, acteur de l'ombre indispensable

Sans lui, pas de son. L'ampli est un acteur de l'ombre, méconnu mais indispensable. « Il y a la guitare, l'ampli et l'homme. Si ces trois parties se réunissent, c'est le top ! », sourit Christian Fabert. À 14 ans, il fabriquait son premier ampli à lampe. Aujourd'hui âgé de 79 ans, il a été rattrapé par sa passion à l'âge de la retraite.

Originaire de l'Est, il a mené une carrière d'ingénieur dans l'électronique industrielle puis de responsable de bureau d'études dans la sidérurgie. Retiré du côté de Chateaubriand (44), il renoue avec la musique. Il y a dix ans, il rencontre le petit-fils du fondateur de la marque Garen, l'un des trois fabricants français d'amplis dans les années 1960. « Il avait des stocks de pièces qui traînaient dans une grange. Je lui ai proposé de remettre en état un ampli haut de gamme. Il est venu le tester. Quand elle a entendu le résultat, sa mère a versé une larme… »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le grain de l'analogique

La famille autorise Christian Fabert à relancer la marque, en s'appuyant sur les schémas d'origine. Il a aussi tenu à conserver la rutilante façade rouge. « Rien n'est sous-traité, je fais tout moi-même. J'en fabrique environ deux par mois. Il faut que ça reste artisanal. Le son se rapproche de celui d'un Fender, mais moins clinquant, avec des tonalités qui conviennent bien pour le jazz, le blues. »

Le septuagénaire reste fidèle aux amplis dits « à lampe ». « C'est comme les postes de radio, dans le temps. Il y a un tube, sous atmosphère neutre, avec un filament. Les électrons circulent d'une électrode à l'autre, et le courant va amplifier ce signal. Ce n'est pas du numérique. Moi, je reste en analogique », détaille-t-il.

Il faut compter 600 à 2 000 euros pour un ampli, et de 200 à 300 euros pour les pédales d'effets qu'il a commencé à concevoir pendant le confinement. « Elles ont leur grain, leur son à elle. Cela se répare mieux que tout ce qui est en numérique », assure-t-il.

Une passion communicative

Basé aux Garennes-sur-Loire (49), près d'Angers, comme un clin d'œil à la marque ressuscitée, Christian Fabert enchaîne une trentaine de salons par an. « C'est ma passion. Cela me permet de voir du monde, de communiquer. » Pendant deux jours, à Saintes, il va côtoyer toute une galerie d'autres toqués de la mécanique musicale.

Contact : sep44@orange.fr, 06 77 75 32 41.

Cordes en folie : programme et tarifs

Une trentaine d'exposants spécialisés participent à Cordes en folie, à l'espace Mendès-France, samedi 23 mai et dimanche 24 mai, de 10 à 18 heures. Les journées sont rythmées par des démonstrations et des ateliers (initiation au ukulélé, fabrication de boîte à musique, etc.). Dimanche à 18 heures, concert du groupe Booga. Entrée pour un jour, 3 euros ; les deux jours, 5 euros ; gratuit pour les moins de 12 ans. Samedi soir, à 20 heures, concert dans une tonalité blues rock avec le trio de la Rochefortaise Élise Frank et le quartet de Manu Lanvin. Tarifs : de 20 à 26 euros.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale