Tribune anti-Bolloré : la ministre de la Culture dénonce une réponse disproportionnée
Tribune anti-Bolloré : la ministre dénonce une réponse disproportionnée

Le texte secoue La Croisette depuis plusieurs jours. La ministre de la Culture Catherine Pégard a affirmé ce mardi regretter la réponse « disproportionnée » du patron de Canal + qui a déclaré ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Bolloré.

« La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse, disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées, les avive », a dit la ministre, lors de la session des questions au gouvernement.

Catherine Pégard assure avoir « entendu l’émotion, l’inquiétude qui s’exprime dans le secteur du cinéma, comme elles se sont exprimées dans le secteur du livre récemment » et souhaite que « la raison et le dialogue puissent l’emporter sur les menaces ».

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« Rétablir la confiance »

La Société des réalisateurs et réalisatrices de films (SRF), qui regroupe 500 cinéastes, a également appelé mardi à une « médiation » entre les signataires de la tribune et les équipes cinéma de Canal + afin de « rétablir la confiance ».

Lancée au départ par 600 professionnels, cette tribune dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le 7e art sous l’influence de Vincent Bolloré, compte désormais plus de 1 600 signataires, selon le collectif Zapper Bolloré.

La ministre a souligné l'importance du dialogue pour apaiser les tensions. Elle a également évoqué la nécessité de préserver la liberté d'expression dans le milieu cinématographique, tout en respectant les sensibilités de chacun.

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