Top Chef : retour aux brigades et aux classiques, on se régale
Top Chef : retour aux brigades et aux classiques

Douzième soirée pour le concours culinaire de M6 ce 20 mai et retour aux fondamentaux pour Aboubakar, Alexy, Nicolas, Viviana et Victor, désormais chacun secondé par un chef de brigade. Quatre atteindront les quarts, tandis qu’on connaît la date de la finale : le 10 juin.

Les brigades de retour

Manchettes rouges, bleues, oranges, grises et violettes, dans la dernière ligne droite, on retrouve enfin ses repères avec le retour des brigades dans « Top Chef » ce mercredi 20 mai. Avec elles, les cuisines renouent avec le chambrage entre les chefs, cette humeur qui fait, aussi, le sel du concours culinaire de M6.

« La finale elle est là ! Allez Perpignan ! » lance Glenn Viel à destination de Paul Pairet à qui il a soufflé le Catalan Alexy la semaine passée. « Ça fait deux ans que je vous ai laissés gagner, maintenant c’est fini », claironne Hélène Darroze, qui accompagne Viviana. « Moi, j’ai le phénix ! » fanfaronne Etchebest qui coache Aboubakar, celui qui est parti, revenu, reparti et rerevenu… On savoure.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des classiques revisités

D’autant qu’au menu du soir on trouve des classiques. Casser les codes de la dégustation, d’abord, défi qui a souvent marqué les esprits. On se souvient de la nappe comestible de Louise en saison 13 ou de l’assiette vide d’Hugo l’année d’après. Le triple étoilé Jordi Roca avait adoré. Il est de retour ce mercredi avec bienveillance et malice.

« Moi aussi je peux être romantique et mignon », glisse Alexy, qui veut lui offrir des fleurs, un bouquet de roses blanches, roses et rouges avec, dans trois d’entre elles, entrée, plat et dessert. « T’as goûté les fleurs ? », s’enquiert Glenn Viel. Non. Ils gobent les pétales. Et grimacent. La rouge est acide et très astringente. « Enlève un maximum », conseille le chef en crachant.

« Chef, aujourd’hui je fais un tableau », lance Victor, qui réalise une toile à base de chair de poulet sur laquelle étaler des condiments de couleur : un marron champignon et miso, un rouge à la prune et un vert herbacé. « Ce n’est intéressant que si c’est bon », prévient Paul Pairet. Aboubakar opte pour un menu enfant de fast-food version gastronomique. Dubitatif, Philippe Etchebest le reprend surtout sur l’organisation de son plan de travail : « Y voir clair, c’est le plus important ! »

Des surprises gustatives

Viviana surprend en proposant trois verres de liquides translucides, de préparations clarifiées à répétition. Nicolas, lui, recrée un chemin de forêt sur la table, avec spray mousse champignon pour l’odeur, et y pose quatre bouchées… À la dégustation, Jordi Roca s’enthousiasme pour tous, mais Victor le bluffe vraiment. « Je n’avais jamais mangé avec un pinceau, lance l’Espagnol. C’est vraiment très marrant… J’adore ! » Après avoir composé sa toile, il l’engloutit. Et en tombe baba. Victor part en quarts de finale. « Ah les gars, désolé ! Je pars en avion », lâche Pairet. « Je viens avec vous, chef ! Putain, la dinguerie ! », savoure Victor. Et les deux de courir bras en ailes autour de la cuisine.

La mythique boîte noire

Nicolas est second. Ça lui permet de choisir son binôme pour la mythique boîte noire. Il opte pour Alexy, un des plus sérieux candidats à la victoire. Un atout s’ils gagnent : à eux deux, Nicolas et Alexy comptent 13 victoires. Viviana et Abou n’en ont que cinq. Un handicap s’ils perdent, il leur faudra s’affronter.

Alexia Mazzia et David Toutain, chefs trois et deux étoiles, ont réalisé le plat à analyser dans le noir puis à reproduire, jouant la carte du trompe-palais avec un merlu au goût de viande. À côté, cresson, betterave et anguille, en purée, coulis, sabayon… « J’aimerais pas être à leur place », s’amuse Alexia Mazzia.

Alexy et Nicolas s’y collent les premiers. « Mec c’est du poisson », trouve rapidement le premier. Pour le reste, ils font fausse route, pensant déceler radis, panais ou soja. « À ce stade, on détecte qu’ils n’ont rien détecté », glisse Stéphanie Le Quellec. Aboubakar et Viviana, eux, alignent les ingrédients : betterave, feuille de brick, anguille, poisson blanc… « Impressionnant », juge Alexia Mazzia.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Le feu en cuisine

Tous mettent des préparations en route le temps du passage des chefs dans la boîte. Glenn Viel trouve la pâte filo et le merlu, Stéphanie Le Quellec la betterave. Le cresson encore. Cresson aussi pour Philippe Etchebest, comme la protéine croustillante du dessus. Hélène Darroze perçoit les ravioles de betterave avec anguille. Tout s’accélère. « C’est le feu en cuisine, j’adore », s’enthousiasme Abou. « Je ne sais pas quel chef est derrière cette recette, mais il nous fait bien chier », bougonne Etchebest.

Troisième passage, avec la lumière, on touche avec les yeux pour Viviana et Nicolas. En ressortant, interdiction de cuisiner. « Pour une Italienne, sans les mains, c’est un cauchemar », peste Viviana. Stéphanie Le Quellec fait ce que Nicolas demande et lui donne du « oui mon chef ». Fin. Dégustation. Les deux chefs estiment que l’assiette d’Aboubakar et Viviana se détache. Outsiders sur le papier, vainqueurs sur le terrain, les voici en quarts.

L'élimination de Nicolas

Entre les potes Alexy et Nicolas, ça se jouera sur la carotte. Et elles seront cuites pour Nicolas qui échoue avec sa version de la râpée, jolie mais un peu sage. Et moins gourmande que les tagliatelles bœuf-carotte d’Alexy. « Tu nous avais habitués à des assiettes plus percutantes, note Le Quellec. Nicolas, c’est un mec brillant (…) je suis profondément désolée. C’est un mec formidable, continue-t-elle. L’aventure Top Chef s’arrête, mais l’aventure cuisine ne fait que commencer. » Alexy, lui, verse une larme. « On s’était fait la promesse de se retrouver en finale », glissait-il juste avant.