« The New West » de Kate Beecroft, avec Porshia Zimiga et Tabatha Zimiga, est un drame américain de 1h37 qui sort en salle le 6 mai. Le film reçoit la note de ★★★★☆ par Xavier Leherpeur.
Un western féminin dans les Badlands
Ce « New West » est résolument féminin. Au cœur des Badlands, région agricole où les éleveurs vivent de la terre et de l’élevage de chevaux, Tabatha habite avec ses filles et les adolescents en quête de structure familiale et professionnelle qu’elle recueille. C’est une femme solitaire et émancipée depuis la mort de son mari, blonde et solaire dans un monde d’hommes jaloux de sa puissance qui la dévisagent avec un désir qui l’indiffère. La proposition de son voisin de lui racheter sa propriété et de faire d’elle son employée va décupler sa soif d’indépendance.
Une approche documentaire et sensorielle
Ce western d’un nouveau genre a jailli de la rencontre entre Kate Beecroft, jeune réalisatrice dont c’est ici le premier long, et cette famille atypique dont elle a choisi de faire le motif central de ce récit. Aidée par une mise en scène organique et sensorielle qui se déploie sur toute la longueur du scope ainsi que par la volonté de fusionner les codes de la fiction (ralentis, voix off…) à ceux de l’observation frontale (caméra à l’épaule hyperréactive), elle raconte l’amour abrasif et l’union indéfectible qui soudent ses héroïnes.
Un regard contemporain sur l’Ouest américain
Le film évoque, à travers leur parcours, l’émergence d’un modèle économique et social construit a contrario du capitalisme. Et porte un regard sororal et contemporain sur l’Ouest américain. La critique souligne la magnifique approche documentaire qui traverse ce récit, faisant de « The New West » une œuvre à la fois intime et politique.



