IBM a dévoilé une nouvelle technologie de gravure à 0,7 nanomètre (nm) qui permet d'augmenter de 50 % la puissance des puces électroniques tout en réduisant leur consommation d'énergie. Cette avancée, présentée le 26 juin 2026, marque une étape majeure dans la course à la miniaturisation des semi-conducteurs.
Un saut technologique significatif
Le procédé 0,7 nm d'IBM repose sur l'utilisation de transistors à effet de champ à nanofeuillets (nanosheet FET), une architecture qui succède aux transistors FinFET utilisés dans les générations précédentes. Selon IBM, cette technologie permet de placer 50 milliards de transistors sur une puce de la taille d'un ongle, contre environ 30 milliards pour les meilleures puces actuelles en 3 nm.
Cette densité accrue se traduit par une amélioration de 50 % des performances par rapport aux puces en 5 nm, tout en réduisant la consommation d'énergie de 75 %. Les premières applications sont attendues dans les domaines de l'intelligence artificielle, du cloud computing et des appareils mobiles.
Les défis de la miniaturisation
Atteindre le seuil des 0,7 nm n'a pas été sans difficultés. Les ingénieurs d'IBM ont dû surmonter des problèmes de fuite de courant et de dissipation thermique. « C'est un exploit d'ingénierie qui repousse les limites de la physique des semi-conducteurs », a déclaré Dario Gil, directeur de la recherche chez IBM.
La fabrication de ces puces nécessite des équipements de lithographie à ultraviolets extrêmes (EUV) de dernière génération, produits par le néerlandais ASML. IBM prévoit de démontrer la viabilité de ce procédé d'ici 2027, mais une production en masse ne devrait pas intervenir avant 2029.
Impact sur l'industrie
Cette annonce place IBM en position de force face à ses concurrents comme TSMC et Samsung, qui travaillent également sur des procédés sub-3 nm. « IBM montre qu'il reste un acteur clé de l'innovation dans les semi-conducteurs, malgré l'abandon de sa fonderie », analyse un expert du secteur.
Les implications sont vastes : des processeurs plus puissants et plus économes en énergie pourraient accélérer le développement de l'IA, des véhicules autonomes et des centres de données. Cependant, le coût de développement de ces technologies est colossal, et seule une poignée d'entreprises pourront suivre le rythme.



