Une flotte de Class40 s'entraîne au large du Grau-du-Roi pour une dynamique méditerranéenne
Flotte de Class40 en entraînement intensif au Grau-du-Roi

Une flotte impressionnante rassemble huit Class40 pour un stage intensif

La semaine dernière, la baie de Camargue a été le théâtre d'un spectacle maritime remarquable. Sous un soleil de plomb et sur une mer d'huile, huit bateaux de course au large, dont six sont basés à l'année à Port Camargue, ont participé à un stage d'entraînement de trois jours. Cette véritable flotte de Class40, ces embarcations de 40 pieds (soit 12 mètres), a transformé le paysage marin en un terrain de jeu grandeur nature pour les skippers.

Kito de Pavant orchestre des exercices exigeants

À la manœuvre de cet entraînement, le célèbre navigateur Kito de Pavant n'a pas ménagé ses efforts. "Ils vont me détester", plaisante-t-il, tout en imposant un programme rigoureux à ses élèves. Les exercices ont inclus des simulations de départs, des contournements de bouées, des parcours en forme de banane et des tracés côtiers. L'intensité était telle qu'une saine concurrence s'est rapidement installée entre les concurrents, comme s'ils étaient en pleine course. À plusieurs reprises, des voix se sont élevées pour éviter des collisions potentielles, démontrant l'engagement total des participants.

Anthony Streicher célèbre une première victoire collective

Pour Anthony Streicher, team manager de Phare 40, ce rassemblement représente une réussite significative. "On arrive à montrer qu'il est possible de mettre en place un collectif de bateaux et de créer une dynamique à Port Camargue", explique-t-il avec fierté. Cet événement concrétise un engagement pris il y a un an et demi. Le port a joué un rôle crucial en facilitant la mise en place d'une structure d'accueil pour ces bateaux de compétition. En remerciement, le personnel a même eu l'opportunité de monter à bord pour participer aux manœuvres.

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Partage d'expériences et recherche d'infrastructures

Une fois à terre, l'ambiance a changé pour laisser place au partage. Les skippers ont échangé leurs compétences et analysé les événements survenus en mer, prolongeant ces discussions lors d'une soirée conviviale. Anthony Streicher souligne l'impact positif sur la vie locale : "On permet à des restaurants d'être ouverts hors saison et on commence à avoir du monde qui s'installe ici". Cependant, le collectif aspire maintenant à passer à l'étape supérieure en trouvant un hangar adapté pour l'entretien et la préparation des bateaux, dans le respect des normes environnementales.

Une vitrine pour la voile méditerranéenne

Ce stage démontre avec force que la Méditerranée peut rivaliser avec les bastions traditionnels de la voile. "C'est l'occasion de montrer qu'on peut faire des choses en Méditerranée et qu'il n'y a pas qu'en Bretagne et à Lorient qu'il peut y avoir un groupe d'entraînement", insiste Anthony Streicher. La preuve par l'exemple : son bateau, l'ancien navire de Kito de Pavant, a récemment remporté le classement des "pointus" lors de la dernière Transat Café L'Or.

Un melting-pot de skippers talentueux

La diversité des participants illustre l'attractivité croissante de Port Camargue. Parmi eux, on trouve des locaux comme Gildwen Moriceau – Loquen et le Montpelliérain Louis Torreilles, mais aussi des skippers étrangers tels que le Suisse Omar Nass et l'Allemand Chris Kerl. D'autres navigateurs expérimentés, comme Laurent Camprubi et Nicolas Toury, ont également pris part à l'entraînement, aux côtés de talents émergents venus de Marseille et de Normandie. Cette mixité renforce la dynamique collective et positionne le Grau-du-Roi comme un pôle d'excellence pour la course au large.

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