Rugby : le jour où l'UBB a terrassé Toulouse pour son maintien en 2012
UBB 2012 : une victoire cruciale face à Toulouse pour le maintien

Une soirée historique pour les Girondins de Bordeaux-Bègles

Le 23 mars 2012 restera gravé dans les mémoires des supporters de l'Union Bordeaux-Bègles. Face aux champions de France toulousains, les Girondins ont remporté une victoire étriquée mais capitale sur le score de 18 à 17 au stade Chaban-Delmas. Ce succès a constitué un pas décisif vers le maintien en Top 14, scellant le destin d'une équipe admirable de cran et d'audace.

Un enjeu crucial pour le maintien

À l'époque, l'UBB n'avait plus besoin d'éloges sur la qualité de son jeu, mais de points concrets. En s'imposant face au leader toulousain, le club a arraché une victoire sans doute déterminante dans la course au maintien. Le président Laurent Marti et ses joueurs pouvaient dès lors envisager l'avenir avec plus de sérénité, sachant qu'une victoire à Lyon ou contre Agen la semaine suivante leur permettrait de sabler le champagne.

Le tour de force réalisé contre les Champions de France méritait à lui seul des célébrations. En l'honneur de joueurs comme Adams, épatant, du capitaine Clarkin et de sa troisième ligne, ou du jeune ouvreur Camille Lopez, auteur des dix-huit points de son équipe. Cette performance a surtout célébré un état d'esprit remarquable, comme l'a souligné Laurent Marti : « On avait peur pourtant, car Toulouse venait pour gagner ».

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Un match intense et disputé

Les circonstances étaient pourtant défavorables. L'UBB restait sur quatre revers consécutifs, certains cruels, tandis que Toulouse avait fait preuve d'un appétit féroce depuis le début de la saison. Guy Novès, le manager général de Toulouse, a reconnu la défaite : « Ce soir, nous sommes passés à côté du rendez-vous. C'est lié à l'engagement total des Bordelais et leur victoire est amplement méritée. »

Malgré l'enjeu, les Girondins ont abordé le match avec un tempérament hors du commun. Fidèles à leurs principes, ils ont entamé la rencontre tambour battant, avec des offensives lancées par Reihana et Connor, puis Mailei. Une pénalité rapidement jouée par Adams et un carton jaune pour le centre toulousain David ont donné le ton d'une première mi-temps intense.

Durant cette période, Clarkin et ses équipiers ont fait preuve d'une générosité pas toujours récompensée, avec Lopez manquant deux buts dans le premier quart d'heure. Toulouse, adossé à sa grosse mêlée, a maintenu une menace permanente. L'UBB a su gérer ses temps faibles et concrétiser ses incursions, menant 12-9 à la pause, un maigre avantage face à la puissance des champions de France.

Une fin de match haletante

La seconde mi-temps a été tout aussi disputée. L'égalisation de Beauxis à la 47e minute et un essai refusé à Toulouse après une percée de Chalmers n'ont pas entamé les résolutions de l'Union. Lopez, progressant dans sa gestion du jeu, a réussi deux buts supplémentaires, portant le score à 18-12 à la 56e minute. Les 33 382 spectateurs de Chaban-Delmas ont alors lancé une « ola » joyeuse, un peu prématurée.

Les derniers moments ont été difficiles pour l'UBB, constamment sous pression. Adams, Clarkin, Chalmers et Reihana ont réalisé des sauvetages cruciaux face à Matanavou, Poitrenaud, Fritz ou Montes. Comme un cauchemar, la défaite s'est invitée lorsque Donguy a marqué un essai en coin, non transformé par Beauxis. Avec un point d'avance et cinq minutes à jouer, l'Union a perdu deux fois la possession, mais l'a récupérée au courage pour préserver un succès capital.

L'immense clameur des tribunes et la joie des joueurs ont souligné l'importance de ce sacré tour de force. Laurent Marti a résumé l'événement : « C'est peut-être le début de notre deuxième histoire ». Cette victoire a non seulement assuré le maintien, mais a aussi marqué un tournant dans l'identité du club girondin.

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