Très attendu par le public bordelais, Grigor Dimitrov (34 ans) n’aura fait qu’un bref passage au tournoi BNP Paribas Primrose, éliminé d’entrée. Comme Andy Murray ou Dominic Thiem avant lui, l’ex-n°3 mondial ne brillera pas en Gironde. Perdre deux têtes d’affiche dès le premier tour de son tournoi n’est jamais une bonne nouvelle. Si le tenant du titre Giovanni Mpetshi Perricard n’avait pas miraculeusement survécu à Otto Virtanen, mercredi, au Challenger de Bordeaux, la défaite de Grigor Dimitrov en fin de journée aurait été difficile à avaler. Elle l’est malgré tout.
Un parcours difficile pour Dimitrov
Le pedigree et l’élégance de l’ancien n°3 mondial sont toujours un atout indéniable dans un tournoi à cet échelon, d’autant qu’il a été présenté comme la tête de gondole du tournoi, dès la présentation de la liste des joueurs au mois d’avril. Mais son élimination face au qualifié américain Martin Damm Jr en deux manches (7-6, 7-6) rappelle qu’en Challenger, avoir été un ténor du circuit, prétendant aux plus grands titres, ne sauve de rien. Depuis sa blessure au pectoral face à Jannik Sinner, après avoir mené deux sets à zéro en huitième de finale de Wimbledon en juillet dernier, le Bulgare de 34 ans, 35 samedi, peine à retrouver le niveau qui l’avait ramené dans le top 10 en fin d’année 2024.
Avant lui, les Andy Murray, Stan Wawrinka et Dominic Thiem, tous vainqueurs de Grand Chelem, trois pour le Britannique et le Suisse, n’ont guère brillé sur les terres battues bordelaises. Et le vainqueur du Masters 2017 en a fait l’amer constat.
« Excitant et effrayant »
Cette sixième défaite consécutive lui laissera quelques regrets. Face à l’excellent serveur américain, il a trop gâché, seulement deux balles de break sur sept converties. Dans le deuxième set, il n’a jamais été inquiété au service… jusqu’au moment de servir pour le gain de la manche à 5-3. Au grand dam du public bordelais qui s’est vite amouraché de l’élégance rare du tennis de Dimitrov, dont les sessions d’entraînement depuis samedi provoquaient un agglutinement autour des grillages.
« Je vois cette période comme le dernier grand chapitre de ma carrière, peut-être le plus fort », confiait-il avant son entrée en lice à Bordeaux. « Est-ce que je pense pouvoir retrouver un très bon niveau ? Oui, absolument. Est-ce que j’y arriverai et quand ? Je ne sais pas. Je ne me suis jamais fixé comme objectif de jouer jusqu’à tel ou tel âge. Je me suis toujours dit que le jour où je sentirai que je ne peux plus jouer au niveau où je souhaite, ou que je n’en ai plus envie, alors j’arrêterai. Je serai en paix avec cette décision. Mais aujourd’hui, je n’en suis pas là. »
La suite : Roland-Garros en qualification
La suite pour le Bulgare, c’est Roland-Garros… ou plutôt les qualifications de Roland-Garros. La tâche sera tout aussi corsée pour se dépêtrer des trois tours à franchir pour atteindre le tableau final. La dernière fois que Grigor Dimitrov passait par cet écueil, c’était à l’Open d’Australie en 2011. Il avait seulement 19 ans et était en pleine ascension. La réalité est aujourd’hui bien différente.



