Yohana Ewodo : un retour aux sources pour une demi-finale de championnat
Yohana Ewodo : retour aux sources en demi-finale

L'ailière landaise, née et formée à Montpellier, attend avec une impatience légitime de disputer la demi-finale aller contre le BLMA, ce mercredi (20 h 50). « On est prêtes pour la suite ! » C'est une Yohana Ewodo avec du soleil dans la voix qui répond au téléphone, alors que l'un des mini-bus de Basket Landes la conduit, ainsi que ses coéquipières, vers l'Hérault. Une gaité qui s'explique aisément : la jeune femme de 25 ans rentre chez elle pour y disputer une demi-finale de championnat de France face à son club formateur.

« Cela fait toujours plaisir de jouer dans ma ville, devant ma famille. Sportivement, je n'avais aucune préférence entre Lattes-Montpellier et Landerneau, ce sont deux belles équipes pas faciles à affronter, mais personnellement bien sûr que j'ai été ravie de voir le résultat de leur quart de finale. » Émotionnellement, l'ailière d'un mètre 82 l'assure : « C'est assez simple à gérer en fait, ce n'est pas la première fois que je reviens. Ce ne sont que des bons moments avant et après le match, je prends le temps d'aller saluer les gens que je connais encore parmi les dirigeants, les bénévoles du club. À un moment donné, je sais me mettre dans ma bulle, pour ne pas m'éparpiller. »

Un parcours ancré à Montpellier

On ne gomme pas ainsi plusieurs années d'histoire. Si elle a débuté enfant à Lunel, c'est à Montpellier, où elle est née, que son parcours s'est accéléré. « J'y suis arrivée quand je ne pouvais plus jouer en équipe mixte, et que le basket a commencé à être vraiment important pour moi », glisse celle qui a pris très rapidement goût à ce sport dans le sillage de sa grande sœur Marina, sous le regard bienveillant de leur père, l'ancien pro Narcisse Ewodo, passé entre autres par Pau-Orthez.

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« Je participais aux camps qu'il organisait l'été, ça m'a tout de suite plu. » Son entrée, en 2012, au centre de formation du club, où elle restera jusqu'en 2016 avant de rejoindre l'Insep à Paris, en a découlé en toute logique. De ces quatre années, elle ne se souvient « que de moments positifs, vraiment, ce sont de très bons souvenirs. On formait un bon groupe qui s'adorait, performant sur le terrain. On a créé un vrai cocon et développé des liens forts. » Parmi ces jeunes filles, à l'exception de Kenza Salgues, qui joue au BLMA cette saison, aucune n'a continué dans le basket : « On a chacune pris des chemins différents, on est toutes un peu partout en France, au gré des études des unes et des autres, mais on a toutes gardé contact, ce sont des amies au-delà du sport. »

Montpellier, sa ville, son refuge

« Quand je rentre, je me sens bien, tout simplement. Pendant l'été, c'est primordial pour moi d'y aller, de me poser. Je vais à la plage, je me balade place de la Comédie, je vais faire les boutiques, juste flâner… C'est le sud, c'est le soleil, c'est chez moi. » Mais cela s'arrête à la porte du palais des sports de Lattes. « Je m'attends à une rencontre compliquée, hyper intense. C'est une équipe de qualité qui ne va rien nous laisser. À nous de mettre notre jeu en place et de ne pas en sortir. »

La Coupe de France comme tremplin

Yohana Ewodo espère que la saison de Basket Landes va se prolonger au-delà de ce match aller-retour face au BLMA. Yohana en est certaine : le fait d'avoir remporté la Coupe de France ne peut qu'aider Basket Landes dans son entreprise d'aller défendre son titre de champion de France, et donc d'écarter le BLMA de sa route. « Le fait d'avoir gagné peut nous libérer, nous enlever de la pression. On avait à cœur de valoriser notre belle saison en gagnant quelque chose. C'est fait et on a les armes pour gagner encore plus. » À la maison, c'est encore plus agréable.

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