Toulon : la Champions Cup, dernier défi de la saison
Toulon : la Champions Cup, dernier défi de la saison

Publicité « C’est là que tu vois si tu es compétiteur ou pas » : se qualifier en Champions Cup, le dernier défi de Toulon pour la fin de saison. Cowie bientôt opéré. Éjecté de la course à la qualification pour la phase finale de Top 14, Toulon doit s’imposer sur la pelouse du Racing 92 ce samedi 16 mai 2026 (21 h) afin de continuer à croire au top 8, qui octroie un ticket pour la prochaine Champions Cup. C’est désormais le seul intérêt de sa fin de championnat.

Les Rouge et Noir de Tomás Albornoz accusent trois points de retard sur la huitième place. « Ne partez pas sans moi ». Le fameux titre de Céline Dion, qui se produira à Paris La Défense Arena en septembre, est peut-être déjà siffloté aux abords de l’enceinte francilienne. Toulon, qui veut encore « chercher l’étoile » et « vivre un rêve » en Champions Cup la saison prochaine, doit briller dans la salle de spectacle du Racing 92, ce samedi 16 mai, pour garder « [sa] chance ». Et retrouver, dans quelques mois, l’odeur exquise des chocs européens face aux Leinster, Glasgow, Bath et autre Munster. Balayé par Toulouse au Vélodrome samedi dernier (51-27), c’est désormais tout ce qu’il peut ambitionner au cours d’une fin d’exercice, dixit Baptiste Serin, « plus compliquée que ce [qu’il avait] prévu. »

« Toujours chiant de finir des saisons comme ça »

Dans les entrailles du Campus RCT, il est peu dire que les objectifs ont été revus à la baisse ces dernières semaines. Face au manque de consistance de l’équipe à l’extérieur, à ces satanés mois de février et mars (cinq matchs de suite sans gagner) et à une avalanche de blessés, la direction rouge et noir a dû, au fil de la deuxième partie de championnat, se résigner. Le souhait de top 2 est passé au top 4. Puis l’envie de top 4 au top 6. Et dorénavant, ce n’est plus que de top 8 dont on parle sur la rade… à condition, en plus, de regarder le tableau avec optimisme. Un simple coup d’œil sur le calendrier des rivaux pour la qualification en « grande Coupe d’Europe » (La Rochelle et le Racing notamment) suffit à comprendre qu’avec ses trois points de retard sur la huitième place, Toulon est presque condamné au sans-faute dans le sprint final du championnat, où il doit défier le Racing, donc, mais aussi Bordeaux-Bègles à Mayol et Castres à Pierre-Fabre.

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« Dès ce week-end, c’est décisif pour tout le monde, en convenait Pierre Mignoni devant la presse. Le challenge est là. Ce n’est pas gagné au vu des prestations qu’on a faites [à l’extérieur] tout au long de la saison. » Il va pourtant bien falloir « se jeter dans la bataille » pour éviter de partir en campagne à Parme, Newport ou Llanelli dès l’automne prochain, afin d’y disputer une Challenge Cup qui ne fait pas (plus ?) rêver grand monde… pour ne pas dire personne. « C’est toujours chiant de finir des saisons comme ça, reprenait Serin. Mais tout n’est pas mort. Il y a encore quelque chose à aller chercher. On va se battre jusqu’à la fin pour essayer de se qualifier. […] On s’accroche à ça. La majorité du groupe a déjà gagné la Challenge Cup (en 2023) donc, en réalité, on a plus envie de jouer une Champions Cup. »

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« Dans le dur cette semaine »

Suffisant pour maintenir l’équipe pleinement engagée alors qu’elle flaire déjà, au loin, l’odeur des vacances (ou des matchs internationaux) d’été ? « C’est là que tu vois si tu es compétiteur ou pas. Si tu en veux et si tu as envie de mettre ce club où il doit être. » Le coach Mignoni approuvait : « On ne peut qu’y prendre goût. On a la volonté de continuer à jouer ces matchs de très haut niveau. » Il faut pour cela commencer par (re) gagner. Le groupe, qui « était un peu dans le dur cette semaine » après la débâcle à Marseille, comme l’avouait Jean-Baptiste Gros, doit passer outre son mal des transports et son infirmerie pleine à craquer de joueurs cadres pour placer un coup de tonnerre sur le synthétique des Ciel et Blanc, toujours en course pour les barrages. « Je sens que ça va piquer », annonçait le pilier gauche, qui sait que l’épaisse formation francilienne, battue pour la première fois de la saison à domicile dimanche dernier, aura forcément une envie décuplée. « Il faut qu’on essaie de leur remettre un peu de grains de sable dans la machine, lâchait quant à lui Serin. Si on n’arrive pas à les stopper sur la ligne d’avantage, ce sera compliqué. » Et sans doute terminé des ultimes espoirs du RCT. Alors, faites le show, messieurs. Encore un soir.

En plus des absences déjà connues de Swan Rebbadj, Tuifua, Alainu’uese, Domon, Villière (genou), Ludlam (épaule) et Priso Mouangué (tendon d’Achille), David Ribbans (dos) et Charles Ollivon (cuisse) doivent encore déclarer forfait pour le match de ce week-end. De nouveau victime de douleurs, le deuxième ligne anglais ne devrait pas rejouer cette saison. Face au Racing 92, Pierre Mignoni ne pourra pas non plus compter sur Matthias Halagahu, toujours gêné au niveau du pied droit. Le jeune centre Oliver Cowie, pour sa part, sera prochainement opéré de l’épaule gauche et en a donc fini avec l’exercice en cours.