Un bonus défensif qui laisse un goût amer
Le Stade Montois a décroché un point de bonus défensif sur la pelouse du FC Grenoble (22-21) ce vendredi soir, mais ce résultat risque de ne pas suffire pour éviter le match de barrage. Le capitaine et centre Bautista Ezcurra ne cachait pas sa déception : « Ce soir, c’est dur. On y a cru. Nos erreurs en première mi-temps nous coûtent cher. On essaye de les rattraper en deuxième et on ne finit pas les coups. Il y a encore beaucoup à travailler. C’est un coup dur… mais on va se relever. Comme on se l’est dit dans le vestiaire, on va se serrer. Il y a toujours l’espace pour y croire. On va prendre ça et on va s’accrocher jusqu’à la fin, avant les matchs contre Colomiers et Agen. Qu’on soit 13e, 14e ou 15e, on n’a pas beaucoup à calculer. On doit aller chercher les matchs et gagner. Biarritz et Béziers ont fait le taf aujourd’hui, on connaît le contexte. On doit être tous prêts pour le dernier match. Et si on doit passer par « l’access match », on va aller batailler avec toutes nos forces, pour aller maintenir le club. »
Des blessures en cascade
Côté infirmerie, plusieurs joueurs ont été touchés. Prévu titulaire à l’aile, Gatien Massé s’est blessé à l’échauffement : il a été remplacé dans le quinze par Joris Dupont et dans le groupe par le jeune Stefan Darricau. Au cours de la rencontre, Ioane Iashagashvili a été touché à la cheville, « mais pas trop grave », selon son entraîneur. Thomas Bultel et Florian Dufour ont également connu des alertes physiques en cours de partie.
L’analyse de l’entraîneur des trois-quarts
Clément Briscadieu, entraîneur des trois-quarts du Stade Montois, a livré son analyse : « C’est décevant. Ce match, il reflète complètement notre saison. On est près et on est loin à la fois. On a des occasions pour marquer et encore une fois, on n’est pas précis. On rate deux ou trois zones de marque. Eux, ils viennent chez nous et ils marquent. C’est le reflet de notre saison : on est trop imprécis pour espérer plus. Les résultats du soir ? C’est clairement le pire scénario pour nous. C’est à l’image de notre saison, compliquée et pleine de galères. Maintenant, on n’a plus notre destin en main, clairement. On est en position de barragiste. Il faudra aller chercher des points à Colomiers, en espérant que les autres se cassent la figure. Il faudra battre Agen à la maison, en espérant que les autres perdent aussi. Et puis, si on doit prolonger la saison de quinze jours, on la prolongera. « L’access match » ? Ce n’est pas un mot tabou pour nous, car on a passé la saison dans la zone rouge. On s’est habitué à cette forme de pression. En 2026, on pensait vraiment s’en sortir. Mais les autres équipes n’ont pas lâché non plus. Aujourd’hui, on est en ballottage défavorable mais on va se battre jusqu’au bout. »



