Quand le gris n'a rien de triste : la chronique mode de Sophie Fontanel
Quand le gris n'a rien de triste : chronique mode

Chronique mode : le gris lumineux selon Hed Mayner

Cette semaine, notre chroniqueuse mode Sophie Fontanel analyse sous toutes les coutures un look de défilé (lumineux) du créateur Hed Mayner. Il est communément admis que, quand c’est gris, c’est triste. Le temps gris, la grise mine, et le monde cendré de la guerre, les hommes en gris allant telles des souris (grises, bien sûr) au travail dans un immeuble… gris. Et le printemps, c’est bien normal, apparaît comme une manne de couleurs nous changeant les idées et les états d’âme.

Mais regardez l’image qui accompagne cette chronique. Il s’agit d’un look Hed Mayner. Il est en gris, ce mannequin, et pourtant, il est lumineux. Regardons pourquoi.

Un costume qui ne fige pas

Tout d’abord, ses habits n’ont rien de guindé. Ce n’est pas le costume dans lequel on s’enferme. Il y a une forme d’éclosion, ici, non ? Arrêtez-moi si je délire. Par ailleurs, même dans l’apparent débraillé, il y a une certaine tenue, une mémoire du costume. Un référent, en somme.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Ensuite, c’est gris, mais un gris qui vit, qui respire. Les matières jouent avec la lumière, les coupes sont amples sans être négligées. On pense à un nuage, à un ciel d’orage qui laisse filtrer un rayon. Hed Mayner réinvente le gris, il lui donne une noblesse et une modernité qui défient les clichés.

Alors, la prochaine fois que vous verrez du gris, ne fuyez pas. Regardez-le comme une toile vierge, pleine de possibilités. Après tout, le gris peut être la plus lumineuse des couleurs si on sait l’habiller.

Article réservé aux abonnés. Pour lire la suite, abonnez-vous.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale