Sabalenka menace de boycotter Roland-Garros pour une meilleure répartition des revenus
Sabalenka menace de boycotter les Grands Chelems

Roland-Garros : la menace de boycott de Sabalenka enflamme le débat sur les revenus

La numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka a brandi la menace d'un boycott des tournois du Grand Chelem, mardi à Rome, pour obtenir une meilleure répartition des revenus. À l'approche de Roland-Garros (24 mai-7 juin), un collectif de joueurs dénonce une dotation globale de 61,7 millions d'euros jugée insuffisante. Les athlètes réclament que leur part passe de 15% à 22% des gains. Cette fronde inédite illustre les tensions croissantes sur le partage des profits dans le tennis professionnel.

Sabalenka prête à l'ultimatum

Interrogée en conférence de presse en marge du tournoi WTA 1000 de Rome, Sabalenka a déclaré : « Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés. » Elle a ajouté : « À un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits. S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous. »

Des revendications précises

En avril 2025, les principaux joueurs des circuits ATP et WTA ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs des quatre tournois du Grand Chelem (Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open) exigeant que la part destinée aux joueurs atteigne 22%. Lundi, des joueurs, dont Sabalenka et le numéro 1 du circuit masculin Jannik Sinner, ont déploré que malgré une augmentation de la dotation globale de 9,5% pour l'édition 2026 de Roland-Garros (portée à 61,7 millions d'euros), « la part des gains versés aux joueuses et joueurs restera probablement inférieure à 15%, bien loin des 22% demandés. »

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Swiatek tempère les ardeurs

La Polonaise Iga Swiatek, numéro 3 mondiale, a adopté une position plus nuancée. Interrogée avant son entrée en lice à Rome, elle a estimé que « le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême. Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier. Espérons qu'avant Roland-Garros il y aura la possibilité d'avoir une réunion de ce type. »

Le bras de fer entre les joueurs et les organisateurs des tournois du Grand Chelem s'intensifie, alors que la saison sur terre battue bat son plein. La menace de boycott, bien que rare dans l'histoire du tennis, pourrait prendre une ampleur inédite si les négociations n'aboutissent pas.

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