Royan accède à l'élite du volley-ball après un sacre à Reims
Royan sacré champion de Ligue B et monte en SpikeLigue

Ils l'ont fait ! Les joueurs de Grégory Alleix sont allés battre Reims (0-3) et valider une saison pleine. Le Royan Atlantique Volley-ball évoluera en Marmara SpikeLigue, première équipe royannaise de sport collectif à connaître la première division.

Des larmes, chez Gauthier Bonnefoy, capitaine courage, chez Cheikh Diop, encore sacré – littéralement – homme du match vendredi 15 mai à Reims, comme souvent cette saison, mais des sourires, aussi, des immenses sourires, des cris de joie, des chants… Les Pirates ont étalé dans leur célébration toute la gamme des expressions, comme ils ont étalé toute la saison l'étendue de leurs talents.

« En décembre, voyant qu'on avait bien négocié la première partie du championnat, j'ai commencé à dire au groupe qu'on pouvait viser haut », se remémorait Grégory Alleix, reconnaissant que David Guelle, son joueur-président, « ait fait confiance à (sa) méthode » après une saison 2024-2025 quasi blanche.

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Cheikh Diop l'avait prédit

Cheikh Diop se vantait en écho d'avoir été le premier à rêver aussi grand. « C'est écrit dans l'ordinateur du coach, dès le début de saison, j'ai dit qu'on pouvait être champions ! » Facile à dire après coup, trophée en mains. Plus difficile à accomplir. Y compris dans une salle Armand qui a fait le plein pour la venue d'un leader en quête de validation.

Car à 20 heures, évidemment, le leader royannais ignorait que Martigues allait quoi qu'il arrive leur offrir le titre en s'inclinant, à domicile, face à France Avenir (2-3). Gagner était pour les Royannais l'option la plus sûre d'être sacré champion de Ligue B et d'accéder au graal, l'élite, la Marmara SpikeLigue.

Reims s'est accroché

Crispés par l'enjeu au point d'en être méconnaissables face à Grand Nancy le 2 mai, les Pirates tenaient encore leur destin entre leurs mains à l'entame de l'ultime acte de cette saison marathon à 30 matchs. À condition de montrer un autre visage à Reims. De montrer leur visage, tout simplement. Matheus Faustino, sur tous les fronts encore ce vendredi, puis Gauthier Bonnefoy, d'un contre rageur, donnaient le ton de la soirée (2-0).

Comme on ébouillante une grenouille, Royan prenait graduellement de l'avance (2-5, 3-7, 6-12). Martin Lallemand enchaînait attaques appuyées et aces surpuissants, attendant que Cheikh Diop joue sa partition à son tour. Appliqués, efficaces, parfois accompagnés de la chance du champion qu'ils allaient devenir, les Royannais faisaient un premier pas facile vers le titre (25-12 en 22 minutes).

Les Reimois l'entendaient d'une autre oreille, refusant de jouer les victimes expiatoires. Le deuxième set prenait l'allure d'un chassé-croisé dont les Pirates sortaient finalement vainqueurs (25-23). Bis repetita dans le troisième set, accroché, mais encore remporté par les partenaires de David Guelle (25-22). « Et dans le même temps, Martigues s'est incliné. Finalement, ça prouve que nous étions bien la meilleure équipe », tranchait avec une cruelle malice Grégory Alleix.

Reims 0 - Royan 3. Lieu : Reims (complexe René-Tys). Spectateurs : 1 058. Arbitres : MM. Paillat et Haboul. Sets : 12-25 (en 22 min), 23-25 (en 29 min), 22-25 (en 33 min).

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  • Reims : 20 attaques (30 % de réussite), 4 blocs, 1 ace et 32 fautes adverses. L'équipe : Soares, Aya Dioko, Brancier, Oumessad (3), Liot, Leray (2), Thimalon (3), Faure, Rodrigues (6), Soualem (5), Alleix (5), Vaude.
  • Royan : 24 attaques (41 % de réussite), 9 blocs, 3 aces et 39 fautes adverses. L'équipe : Guelle, Kofane Boyomo (2), Gabali, Lallemand (8), Diop (10), Loupias, Varier (1), Bonnefoy (5), Pasquier, Bernard, Faustino (10).