Les Landaises et les Berruyères croiseront de nouveau le fer dimanche soir, à 19 heures sur le parquet de Mitterrand, après cette manche 2 remportée par les premières (59-54).
Marie Pardon : « On ne voulait pas finir comme ça »
Marie Pardon, meneuse de Basket Landes, a exprimé son soulagement : « Ça ne pouvait pas s’arrêter comme ça. Après la défaite à Bourges, t’as direct envie de revenir à l’entraînement. On avait été dominées physiquement et dans l’intensité, alors que c’est un secteur qu’on a dominé toute la saison. On avait envie pour tout le monde, pour le public, pour nous, on ne voulait pas finir comme ça. On a hâte d’être à dimanche. Je me sens soulagée car on savait qu’elles (Bourges) voulaient plier ça en deux matchs. On n’avait pas le droit à l’erreur. On s’est dit qu’on était dos au mur, mais vu notre performance de samedi on savait qu’on avait tellement de choses à améliorer, ce n’était pas nous, les attitudes sur le terrain. Le troisième quart-temps (avec l’ambiance) ? C’était fou ! J’entends toujours la salle même si on est dans notre bulle et on se sent portées. Et je ne doute pas que ça sera encore mieux dimanche. »
Julie Barennes : « La clé sera notre capacité à enchaîner »
Julie Barennes, coach de Basket Landes, s’est dite satisfaite : « Contente de la victoire et de la manière. On a un peu plus joué au basket. Ce qui a changé (par rapport au match 1) ? Beaucoup de choses offensivement comme défensivement. À Bourges, elles nous ont fait déjouer, on a été surprises par l’agressivité qu’elles ont mise et aujourd’hui on a été capable de répondre à l’intensité. Laisser Bourges à 50 points, c’est très bien. Dimanche il faudra la même chose, on a peu de temps de récupération, la clé sera notre capacité à enchaîner et offensivement garder les pieds sur terre. »
Monique Akoa-Makani : « On a laissé Leïla Lacan s’enflammer »
Monique Akoa-Makani, arrière de Bourges, a analysé la défaite : « L’équipe de Basket Landes s’est servie de son public, elles ont été galvanisées et on a aussi laissé Leïla Lacan un peu s’enflammer, alors qu’on sait que c’est l’âme de cette équipe. On a eu un temps faible qui a été un peu trop long et contre des équipes comme ça, dans des matchs comme ça, ça se paie forcément. Je suis très contente de l’orgueil que l’on a su avoir pour revenir. On perd de cinq points mais c’est anecdotique, j’ai déjà basculé sur le prochain match. Nous, on n’avait pas forcément de réussite, donc ça devient vite difficile dans les têtes. Elles ont aussi su se jeter sur tous les ballons, les rebonds. Ce sont de petits trucs qui font la différence dans des matchs comme ça. C’est là qu’elles ont gagné le match. »
Olivier Lafargue : « Une belle finale ? Je m’en fous »
Olivier Lafargue, coach de Bourges, a salué la combativité de son équipe : « Défensivement, on arrive à faire une belle partie. Je pense qu’on peut mieux jouer offensivement. Mais quand elles ont démarré, on a eu un peu de mal à les arrêter. Dans la débauche d’énergie, les filles ont fait une belle partie, je suis très fier de l’image que l’on a montré encore à la fin, à essayer d’aller réduire le score. On savait qu’elles n’allaient pas venir en victimes expiatoires, on avait peu de doute qu’elles allaient nous challenger. Et Leïla Lacan a montré pourquoi c’est une des meilleures joueuses françaises. On a des choses qu’on aurait pu un petit peu mieux faire. C’est la finale, on va essayer de réduire ce qu’elle fait bien. Une belle finale ? Franchement je m’en fous. Elle est intense en tout cas avec deux équipes magiques et qui ont du cœur. »



