Le champion du monde de Formule E en titre, Oliver Rowland (Nissan), a remporté ce dimanche le second acte du Monaco E-Prix, s'imposant au pied du Rocher pour la deuxième année consécutive. Vingt-quatre heures plus tôt, le Britannique était en pâle position, 15e de la course 1, mais il a su rebondir avec brio.
Un dimanche de revanche pour Rowland
La veille, Nyck de Vries (Mahindra) avait réalisé une démonstration de force pour remporter le sprint du samedi. Mais ce dimanche, le Néerlandais, victime d'un manque d'adhérence et de feeling, n'a pu rééditer sa performance, terminant modeste 9e après une chasse à la pole décevante. C'est Oliver Rowland qui a pris le relais. Souvent placé mais jamais gagnant depuis le début de la saison 12, le champion du monde en titre a enfin rouvert son compteur de victoires.
Une remontée fulgurante
Mal qualifié la veille (12e), Rowland avait fini le jour 1 bredouille (15e). Une réaction s'imposait pour ne pas dévisser au classement général où il occupait le 4e rang provisoire. Mission accomplie avec brio. Attendu au tournant du dimanche, il commence par sortir la tête de l'eau lors du tour qualificatif, décrochant une place en 4e ligne (8e). Alors que tous les regards sont braqués sur Dan Ticktum (Cupra Kiro), nouveau recordman de la piste en mode 100 % électrique après avoir claqué la pole position, Rowland gère son énergie avec maîtrise dans le tumulte du début de course.
Certains pilotes restent sur le carreau, d'autres rétrogradent à cause de pénalités. Lui évite le chaos. Il active ses deux « Attack Mode » (8 minutes d'extra-puissance au total lors de la course 2) à bon escient, abordant le virage du money time en tête. Il rafle finalement la mise devant le Brésilien Felipe Drugovich et le Portugais sous les yeux de Lando Norris, champion du monde de F1, venu suivre sa masterclass.
Un sourire taille banane
« Remporter cette épreuve complètement folle, c'est top », a déclaré le natif de Barnsley (33 ans) avec un large sourire. « Au début, pas évident de trouver le juste rythme. Mais le team m'a bien renseigné. Notre stratégie fonctionne. On réussit à remonter la pente jusqu'en haut. Un super job qui me permet de rester dans le match au championnat. »
Nato, noir c'est noir
À sept manches de la fin, l'ambition de devenir le deuxième champion puissance 2 après Jean-Eric Vergne (2018, 2019) demeure intacte pour le nouveau dauphin de Mitch Evans (Jaguar). Bon 4e de l'acte 2 monégasque, le leader néo-zélandais compte désormais 19 longueurs d'avance sur Rowland.
Seule ombre au tableau chez Nissan, de l'autre côté du garage, Norman Nato n'arrive toujours pas à tordre le cou du chat noir. Dans son jardin, l'Antibois a bu le calice jusqu'à la lie : d'abord sanctionné d'un « drive through » samedi (14e) à cause d'une erreur de son équipe (pression des pneus trop basse), puis contraint d'abandonner après avoir été poussé dans le rail du virage Antony-Noghès par le jeune loup anglais Taylor Barnard (DS Penske) dès la 6e boucle.



