L’OGC Nice va-t-il perdre son équipe professionnelle féminine ? Alors qu’Ineos a décidé de ne plus financer l’équipe féminine de Seconde Ligue, qui vient d’obtenir son maintien, les dirigeants de l’association OGC Nice cherchent des nouveaux investisseurs pour que les Aiglonnes continuent à évoluer au niveau professionnel.
Une décision actée début mai
La décision a été actée officiellement en comité directeur début mai : Ineos n’alimentera plus les caisses pour faire fonctionner l’équipe féminine de Seconde Ligue la saison prochaine. L’actionnaire, dans l’attente d’un éventuel rachat du club, a décidé de faire des économies à tous les étages et la section féminine qui évolue au niveau professionnel n’est pas épargnée.
Malgré ces prévisions très pessimistes, les filles entraînées par Alain Wathelet sont allées chercher leur maintien sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps à Auxerre dimanche dernier en s’imposant 3-0. Attachées au club, les joueuses savent que pour séduire de potentiels investisseurs, le maintien au deuxième échelon national était une nécessité. Elles ont fait leur part du travail. Mais c’est sur un autre terrain que leur avenir va se jouer.
Un budget à trouver
Alors que le budget moyen d’une équipe de Seconde Ligue est d’environ 900 000 euros, la balle est désormais dans le camp des dirigeants qui se sont mis en quête de chercher un nouvel actionnaire.
Ange Ferracci, le président de l’association OGC Nice, à laquelle appartient la section féminine, s’est exprimé dans L’Equipe à ce sujet : « J’ai rencontré les filles avec de futurs co-actionnaires potentiels. Plusieurs actionnaires sont intéressés. Il est hors de question de lâcher la partie. On n’abandonnera pas les filles. »
Il multiplie les contacts et va rencontrer prochainement la Région, le conseil départemental et la mairie de Nice en espérant trouver une solution d’ici « 8 à 10 jours ». Dans l’idéal, l’objectif, à terme, serait de créer une SASP (société anonyme sportive professionnelle) dédiée à l’équipe féminine et indépendante de celle des garçons, comme c’est le cas à Lyon, par exemple. À moins que l’éventuel futur repreneur de l’OGC Nice qui remplacera Ineos décide de garder le football féminin sous sa coupe.
Vingt joueuses menacées
Quoi qu’il en soit, tout l’effectif de l’équipe fanion féminine est actuellement dans une grande incertitude : les onze joueuses professionnelles et neuf apprenties risquent de voir leur contrat ne pas être renouvelé fin juin. Si une solution n’est pas trouvée, ce serait un véritable coup dur pour l’OGC Nice qui quitterait le niveau professionnel et devrait repartir au plus bas niveau, en district.
D’autant plus que la section féminine est en plein essor avec près de 150 licenciées cette saison et une équipe U18 régional qui cartonne et jouera sa montée en U19 National lors d’un double barrage face à Lens les dimanches 31 mai et 7 juin. Le club se veut néanmoins rassurant sur un point : la section féminine (hors niveau professionnel) n’est pas menacée et les autres équipes seront conservées.



