Mondial-2026 : le Brésil fait-il encore peur ? Votez !
Mondial-2026 : le Brésil fait-il encore peur ? Votez !

Opposé à la Norvège en huitième de finale, le Brésil a longtemps été l'épouvantail du football mondial. Une époque révolue ? Pour Romain Laronche, le nom fait toujours trembler ; pour Leandra Iacono, la Seleção est devenue une équipe ordinaire. À vous de voter.

Pour Romain Laronche : « Le nom fait déjà trembler »

Poser la question est déjà un affront. Comment la nation qui totalise le plus de victoires en Coupe du monde (5), la seule à avoir disputé toutes les éditions depuis 1930, pourrait-elle être devenue la bonne pioche dans le tableau final ? Affronter la Seleção, c’est comme les All Blacks au rugby. Rien que le nom ou la magie du maillot doit suffire à effrayer l’adversaire. Ok, cette version 2026 est un peu pâlotte et elle a tremblé face au Japon, mais si Carlo Ancelotti laisse Neymar sur le banc, c’est pour ressortir son génie quand l’altitude se fait sentir. L’Italien peut encore préserver le Ney dimanche face à la Norvège. Vinicius, Raphinha, Endrick et consorts suffiront à torpiller la Norvège. Dans ce choc des cultures, on imagine aisément les Sud-Américains jongler avec ces valeureux mais rustres Vikings. Vingt-quatre ans après la démonstration du trio inoubliable (Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho), le Brésil attend encore ses successeurs. Ce ne sera peut-être pas pour cette année, mais on n’imagine pas voir le Brésil rentrer à la maison sans avoir fait vibrer ses millions de supporters.

Pour Leandra Iacono : « Une équipe ordinaire »

Il y a une époque où le Brésil faisait frissonner le public de plaisir et ses adversaires de peur. Un temps où il aurait marché sur le Japon en donnant le sentiment de danser. Sauf que les Nippons ont failli lui jouer un mauvais tour et on lui prédit les mêmes difficultés face aux Norvégiens. S’il y a bien un signe du déclin d’une nation, c’est quand on l’estime capable de tomber n’importe quand, face à n’importe qui. On ne dit pas ça gratuitement. Sur leurs cinq dernières Coupes du monde, les Auriverde n’ont fait qu’une fois mieux que les quarts et c’était pour être humiliés ensuite (2014, défaite 7-1 contre l’Allemagne). Ils ont failli ne jamais voir ce Mondial, en ne finissant que cinquièmes des éliminatoires derrière l’Équateur ou l’horrible Uruguay. Même l’immense Carlo Ancelotti n’arrive pas à trouver la formule magique pour redonner au Brésil sa splendeur d’antan. Ses offensifs s’appellent Igor Thiago ou Rayan et évoluent à Brentford et Bournemouth… Raphinha est diminué, Vinicius surnage autant que le collectif ronronne. Quant au « Ney », peut-il servir à autre chose qu’à assurer la paix sociale ? Très loin du Joga Bonito qui avait élevé son football au rang d’art, la Seleção est tout simplement devenue une équipe ordinaire. Même Matheus Cunha le dit : « Le mythe de la supériorité est révolu ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale
Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram