Une victoire éclatante et des réactions à chaud
Le Montpellier Hérault Rugby a remporté la Challenge Cup ce vendredi 22 mai en dominant largement l'Ulster sur le score de 59 à 26. Une performance qui a suscité de nombreuses réactions de la part des staffs et des joueurs, fiers de ce troisième titre européen dans l'histoire du club héraultais.
Joan Caudullo, manager du MHR : « Ce n'est pas une finalité »
« Notre ambition, c'était le Top 14. On va voir ce qu'on veut faire plus tard. Mais ce qu'ont fait les joueurs, c'est vraiment beau, on a maîtrisé ce match même si c'était difficile en première période. On a des convictions, on est à 20 victoires sur les 23 derniers matches. On a maîtrisé les choses. On veut voir plus loin désormais. Avec ce staff, on vit bien ensemble. Au départ, ça a été compliqué, il y a des gros caractères. Mais sans les joueurs, nous, on n'est pas grand-chose. On est content. Et surtout, on ne se contente pas d'avoir une bonne conquête et une bonne défense. »
Lenni Nouchi : « Ça montre notre évolution en deux ans »
« Ça représente beaucoup de fierté. On revient de très loin, d'un access-match gagné à la dernière minute il y a deux ans. Ça montre notre évolution en deux ans. Les joueurs sont impliqués dans le projet. C'est beaucoup de fierté. »
Alexandre Bécognée : « Ce titre est encore plus savoureux quand on a connu des heures plus compliquées »
« On a fait un début de match assez compliqué. On est resté quand même solidaire. À aucun moment, on a senti que la finale nous échappait. Ce titre par rapport à 2021 et 2022 ? Il est encore plus savoureux quand on a connu des heures plus compliquées. On a été au fond du panier, on a pataugé dans la merde. Pour autant, ça montre une force de caractère qui nous ressemble à l'image de notre emblème (le ciste), on est résilient, on prend notre mal en patience et finalement on se sublime. Le titre fait aussi du bien à l'ego. On a su relever la tête et être une meilleure version de nous-mêmes. »
Baptiste Erdocio : « L'appétit vient en mangeant »
« Ça représente beaucoup. En début d'année, on n'imaginait pas venir jusqu'ici, on est très content. Mon essai ? Je le dois à Lyam (Akrab), il me laisse le ballon devant ma famille, mes amis. Je lui en dois une. San Mamès, c'est la cathédrale, c'est le plus beau stade d'Europe mais je n'ai pas voulu mettre trop d'émotions. C'est mon premier titre. En quarts de finale, je disais déjà que c'était mon premier quart, pareil en demie, en finale. Ça montre que le travail paie depuis deux saisons. On a bouffé notre pain noir, on se récompense aujourd'hui. Il reste deux matches de Top 14, l'appétit vient en mangeant. On a bien mangé ce soir (vendredi), le reste arrive. »
Marco Tauleigne : « C'est tout le travail qui a été fait depuis presque deux ans »
« Ce titre, c'est tout le travail qui a été fait depuis presque deux ans, avec ce nouveau staff. C'est une récompense. On est très content, ça valide beaucoup de choses. On sait que tout reste fragile, on peut passer à côté d'un match à tout moment. Mais on est très fort sur les bases. Il faut continuer dans cet état d'esprit. »
Richie Murphy, manager de l'Ulster : « Un jour très dur »
« C'était un jour très dur, face à une équipe beaucoup trop puissante ce soir. On fait un bon début, en menant 7-0, mais ça ne dure pas longtemps. Les conditions extérieures étaient très dures, on était prévenu, on a voulu les déplacer. Mais on n'a pas réussi. On a une équipe jeune, qui est en recherche d'expérience. Ça nous montre à quel point on doit évoluer pour atteindre le niveau des meilleurs européens. »
Nick Timoney, capitaine de l'Ulster : « C'était très dur physiquement »
« On a chargé dans les collisions, c'était très dur physiquement. À partir de ce moment-là, c'était compliqué de faire mieux. »
Cette finale restera dans les annales du club montpelliérain, qui compte désormais trois Challenge Cup à son palmarès. Les joueurs et le staff savourent ce succès, mais regardent déjà vers les prochains défis en Top 14.



