Melvyn Jaminet : une 50e amère avec Toulon face à Castres
Melvyn Jaminet : une 50e amère avec Toulon face à Castres

À l’image de la saison du Rugby club toulonnais, Melvyn Jaminet aura alterné le chaud et le froid ce samedi 6 juin dans le Tarn face à Castres, lors d’une défaite 38-21. Pour cette dernière journée de la phase régulière de Top 14, le Hyérois aura tenté de prendre les choses en main, jusqu’à parfois surjouer.

Une prestation contrastée

« Par moments, le jeu appelle l’échec », lâchait Baptiste Serin la semaine dernière, au sortir du succès face à Bordeaux-Bègles à Mayol. La prestation de Melvyn Jaminet à Pierre-Fabre en est la parfaite illustration. Alors, oui, le Hyérois a raté… mais ce même Hyérois a été l’un des seuls à avoir tenté. Coûte que coûte, il a porté le ballon, décalé ses partenaires, défendu bec et ongles sa ligne.

On pense aisément à son retour décisif sur Santiago Arata (51e) à dix mètres de son en-but, ou à son raffut sur le demi de mêlée uruguayen jusqu’à l’envoyer valser sur le dos (42e), ou encore à sa remontée plein gaz juste avant la pause (40e), pour tenter de maintenir les siens dans la partie. Ses 92 mètres parcourus ballon en main en sont le symbole.

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Des erreurs dans la tentative

Mais… à Toulon, cette saison, aucun tableau n’est vraiment peint correctement. Alors, forcément, à Castres, en tentant de sauver les siens, Melvyn Jaminet s’est également emmêlé les pinceaux. Ce coup-ci, on pense à son coup de pied mal senti et mal ficelé, terminant directement en touche sur une phase d’attaque (14e). Ou à ce drop audacieux, presque gratuit, mais techniquement raté sur un renvoi d’en-but de son pote Louis Le Brun (35e), et à cette fâcheuse impression de le voir totalement isolé et esseulé dans ses propres cinq mètres, jusqu’à tenter deux crochets presque désespérés (59e).

Un anniversaire symbolique

Pourtant, difficile de le blâmer, tant il aura tenté de surnager. Sur la pelouse de Pierre-Fabre, « Melou » fêtait symboliquement sa cinquantième apparition avec son club formateur. Passé par les équipes jeunes du RCT, il avait ensuite pris la direction du Gapeau, puis du RCHCC, avant d’exploser aux yeux du rugby hexagonal avec Perpignan en Pro D2... et de finalement retrouver son Toulon à l’automne 2023, après plus d’un an passé à Toulouse.

Meilleur réalisateur malgré tout

Artilleur hors pair, canonnier devant l’éternel, capable d’enquiller des pénalités depuis son jardin, ou de 80 mètres sous mistral au Campus, l’arrière international (26 ans, 20 sélections) aurait sans doute rêvé d’une meilleure cinquantième. Histoire de clôturer cette saison manquée collectivement avec un sourire de façade, au moins. S’il l’achève par un énième revers à l’extérieur, Melvyn Jaminet termine tout de même en tant que meilleur réalisateur de son équipe, avec 174 points inscrits (dont quatre ce samedi soir à Pierre-Fabre, grâce à deux transformations).

Auteur de six essais sous le maillot toulonnais, l’homme au coup de pied de mammouth aura, à l’image des siens, soufflé le chaud et le froid. Longtemps malmené par la concurrence (saine mais véritable) de Marius Domon, il a su revenir au bon moment. Malheureusement pour les siens, sa bonne forme individuelle n’aura pas suffi. Loin de là.

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