Fifa : Infantino garantit la présence de l'Iran au Mondial 2026 malgré la guerre
Iran au Mondial 2026 : Infantino se veut rassurant

Fifa : Infantino garantit la présence de l'Iran au Mondial 2026 malgré la guerre

À moins de deux mois du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a réaffirmé avec force la participation de l'Iran au tournoi, en dépit du contexte de guerre au Moyen-Orient qui avait jeté le doute sur la présence de la Team Melli. Lors d'une conférence économique organisée par CNBC à Washington ce mercredi 15 avril 2026, Infantino a déclaré : « L'Iran viendra, c'est sûr », martelant ainsi sa conviction face aux incertitudes persistantes.

Une participation sous tension géopolitique

La qualification de l'Iran pour le Mondial-2026, prévu aux États-Unis, au Mexique et au Canada, reste en effet entachée par le conflit régional. Au début des hostilités déclenchées le 28 février, Téhéran avait évoqué un possible « boycott » de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses matches au Mexique – une requête rejetée par l'instance mondiale. Le président américain Donald Trump avait également exprimé des réserves sur la sécurité des joueurs iraniens sur le sol américain.

Infantino, qui avait rendu visite à la sélection iranienne lors d'un stage à Antalya en Turquie fin mars, a insisté : « L'Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer ». Il a ajouté espérer une situation pacifique d'ici le début du tournoi, ce qui « aiderait vraiment » à apaiser les tensions.

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Calendrier et enjeux logistiques

Selon le calendrier officiel, l'Iran disputera ses trois matches du groupe G aux États-Unis :

  • Contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles le 16 juin
  • Contre la Belgique à Los Angeles le 21 juin
  • Contre l'Égypte à Seattle le 27 juin

Le camp de base de l'équipe est prévu à Tucson, en Arizona. Cette localisation sur le territoire américain ajoute une couche de complexité dans un contexte où Washington impose un blocus sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens depuis le 8 avril, malgré une trêve fragile entrée en vigueur à cette date.

Le sport au-dessus de la politique

Le patron de la Fifa a réitéré sa philosophie : « Le sport doit être en dehors de la politique ». Il a souligné le rôle du football comme pont entre les nations : « Si personne d'autre ne croit à la construction de ponts et au fait de les garder intacts et unis, alors c'est nous qui faisons ce travail ». Infantino voit dans cette édition, la plus grande jamais organisée avec 48 équipes et trois pays hôtes, une opportunité de réussite si elle se déroule « sans incident » et avec « de grands matches et un football enthousiasmant ».

Cette déclaration intervient alors que des organisations comme Amnesty International ont alerté sur les risques encourus par les populations et supporters aux États-Unis, rappelant les défis sécuritaires et diplomatiques qui entourent cette compétition planétaire.

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