Remco Evenepoel, double vainqueur de Liège-Bastogne-Liège et l'un des grands favoris de l'édition 2026 aux côtés de Tadej Pogacar et du jeune Français Paul Seixas, s'est montré impressionné par la performance de ce dernier lors de la Flèche Wallonne mercredi. Cependant, le Belge a tenu à rappeler la spécificité de la Doyenne des classiques, une épreuve de 260 kilomètres qui exige une endurance hors du commun.
Un jeune talent prometteur
« L'effort de Seixas était impressionnant, mais ce sera totalement différent sur une course de 260 kilomètres. Il n'a que 19 ans », a déclaré Evenepoel en conférence de presse. « Tadej et moi, on a sans doute un peu plus de coffre. » Le double champion olympique a salué l'émergence du phénomène de la formation Décathlon CMA CGM, estimant que c'est « toujours bon pour le cyclisme de voir un nouveau jeune comme ça qui vient regarder chez les grands ».
Confiance après l'Amstel Gold Race
Evenepoel, qui s'est imposé dimanche dernier sur l'Amstel Gold Race en devançant au sprint le Danois Mattias Skjelmose, se dit confiant pour Liège. « Arriver seul, c'est plus confortable. Mais je connais le parcours, la forme est là. Si je ne lâche pas avant, j'ai confiance en mon sprint, même si un sprint à Liège-Bastogne-Liège n'est pas comparable à un sprint sur l'Amstel », a-t-il expliqué.
Le défi Pogacar
Dimanche, Evenepoel tentera d'empêcher Tadej Pogacar de s'imposer pour la quatrième fois et de le rejoindre au nombre de victoires dans la Doyenne. « Ses attaques sont toujours sévères sur les classiques. Il attaque très tôt et garde de la puissance encore. Mais j'aurai des points de fixation dans la course, comme le sommet de La Redoute par exemple », a analysé le Belge. « Je vais essayer de rester au contact et d'être le plus proche possible. Il y a toujours moyen, même si oui je le redis, ses attaques sont hyper impressionnantes. Mais il ne peut pas rouler à 1000 watts pendant trois minutes non plus. »
Les autres prétendants
Evenepoel a également cité d'autres candidats sérieux à la victoire, comme Skjelmose, « ainsi que (les Français) Romain Grégoire et Lenny Martinez ». La course s'annonce donc ouverte, avec un duel attendu entre les ténors et la nouvelle génération.



