Les Palois ont souffert dans un chaud Palais des sports et après prolongation pour remporter leur quart de finale aller face à Châlons-Reims. Ils prennent une option avant le retour ce jeudi, en Champagne.
Un chemin pénible mais victorieux
L'Elan n'a fait que la moitié du chemin, mais c'est déjà plus que la saison dernière. Et quel pénible chemin. Au terme d'une suffocante rencontre, qui a pris cinq minutes de rab, les Béarnais ont remporté leur quart de finale aller contre Châlons-Reims et joueront leur qualification jeudi, en Champagne. Le Palais des sports a vécu sa 10e victoire consécutive, la plus chaude peut-être.
Vite suintants, d'abord ensuqués, les Palois, privés de Marvin Clark, ont démarré dans la lignée de leur « pénible » dizaine de jours écoulée. Ils ont dû trouver un rythme que le Champagne Basket, fort de ses deux play-in de la semaine n'avait pas perdu. Châlons-Reims n'a pas gaspillé de temps, quand le réveil béarnais se voulait progressif.
Un premier quart-temps difficile
L'Elan a pris les devants pour la première fois du match au bout d'un quart-temps peu prolifique, et grâce au lay-up signature de Fabio Milanese (14-13, 9e). Un changement de leader éphémère, effacé par l'impressionnante entame de Maël Hamon-Crespin, le big man de Châlons-Reims au four et au moulin.
En difficulté, même dans leur jeu de transition, les hommes de Mickaël Hay ont pu compter encore une fois sur le travail de Joshua Mballa, primordial dans les deux raquettes. Au forceps, le besogneux intérieur et ses coéquipiers ont peu à peu affirmé leur avantage, à la faveur aussi de pertes de balle coupables des Champenois. Ces derniers ont néanmoins pu compter sur la forme de leur ailier fort, 16 points à la pause, pour rester dans les clous (38-33, 20e).
Une troisième reprise étouffante
Mais, à l'image des deux rencontres de la phase régulière, scellées à quatre points d'écart, les deux formations ne se sont pas franchement distancées au score. Logiquement, elles étaient à égalité dans le creux d'une troisième reprise étouffante, dans tous les sens du terme (46-46, 27e). La recherche d'air de tout un Palais aurait dû profiter d'une meilleure réussite au lancer (6/17 après 30 minutes), elle a été un peu récompensée par la ficelle de Fabio Milanese, aux portes de la dernière reprise (53-52, 30e).
La pièce du bon côté
Un éclair offensif à distance, rare ce lundi d'un côté comme de l'autre. Amoureux de l'exercice, le pistolero Bastien Pinault, mué en défenseur acharné depuis de nombreuses journées, a dû attendre sa cinquième tentative pour réussir. Un « enfin » pouvait même se lire sur la bouche du capitaine, lors de son repli défensif (60-59, 34e). Et il n'en fallait pas plus au Palais pour donner davantage du sien, à l'image du joueur le plus régulier de la saison, Bryce Nze, précieux dans le dernier quart-temps (67-64, 36e).
Pour autant, rien de sûr, et le coup d'accélérateur donné par le meneur Guillaume Grotzinger a forcé l'Elan à de nombreux efforts en fin de match, où chaque stop était savouré. À nouveau à égalité avec Champagne (71-71), à deux possessions du buzzer, Pau a profité du panier, avec le lancer, d'Nze pour prendre trois points d'avance et faire lever le Palais. De quoi le libérer, enfin ? « Non » a tonné Grontziger avec son panier égalisateur (74-74). Toujours debout, le public a filé avec son équipe en prolongation.
Une prolongation haletante
Cinq minutes durant lesquelles le meneur champenois a continué son festival (76-79). Il a fallu un grand Sitraka, au sens figuré du terme, pour revenir, et une intense défense pour reprendre l'avantage (81-79). À moins d'une minute du buzzer, la récidive à distance de Bastien Pinault a fait très mal à Champagne, qui a pris son dernier temps mort, distancé de trois unités (84-81). Malgré un money-time à rallonge, l'Elan tenait son match aller, contrairement à l'an dernier.



