Les coups de pied arrêtés, arme fatale du MHSC cette saison
Coups de pied arrêtés, arme fatale du MHSC

Les coups de pied arrêtés, une arme fatale pour le MHSC

Vainqueur de Bastia (2-0) samedi 20 septembre à La Mosson, Montpellier a une nouvelle fois marqué sur coups de pied arrêtés. Une tendance de plus en plus affirmée cette saison qu'il va tenter de conserver ce mardi 23 septembre, lors de la réception de Boulogne-sur-Mer.

Christopher Jullien en avait marre d'attendre. Avant de devoir patienter pour un contrôle antidopage inopiné, le défenseur a pris les choses en mains samedi. « Depuis que je suis ici, je n'ai mis qu'un but et franchement, c'est une honte. Ça me rend fou. J'espère que ça va revenir », soufflait le grand gaillard (1,96 m) cet été dans nos colonnes. Buteur une seule fois en 56 rencontres sous le maillot du Montpellier HSC, en mars 2024 au Havre, l'ancien du Celtic Glasgow s'est donc élevé. Au milieu d'une défense bastiaise spectatrice, il a placé sa tête au bout d'un coup franc de Téji Savanier. Un coup franc, avant un corner, pour battre les Corses : samedi, à défaut d'un jeu encore huilé, la Paillade a persisté dans une filière, celle des coups de pied arrêtés, qui s'impose comme son arme favorite cette saison.

4 buts sur 6 sur phases arrêtées

Malgré pléthore de tireurs d'un très bon niveau, dont déjà Savanier, ajouté à Florent Mollet ou Wahbi Khazri quand il jouait, Montpellier avait perdu cette bonne habitude. En Ligue 2, il renoue avec. Après la tête de Becir Omeragic sur un service de Nathanaël Mbuku face au Red Star (1-1) en ouverture, puis le coup franc direct de Savanier face à Amiens (J4, 1-1), les réalisations de Jullien et Alexandre Mendy ont porté à 4 sur 6 buts le total du MHSC dans cet exercice.

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Au regard des gabarits de Jullien, Mendy, Victor Orakpo ou Julien Laporte, de l'agressivité ou du timing de certains (Omeragic) mais aussi des pieds à sa disposition, de Savanier à Mbuku, les possibilités étaient légion sur le papier. Montpellier est passé à la pratique. « Il faut essayer d'alterner les deux. À la fois être dangereux dans le jeu et sur les phases arrêtées. Mais les joueurs sont réceptifs. Ils le font avec plaisir, s'approprient les choses », appréciait le coach héraultais Zoumana Camara, samedi.

Des gains pas si marginaux

Depuis son arrivée en avril, le technicien est lancé dans une opération guérison mais aussi une quête des gains marginaux, du terrain à la nutrition ou au mental. Les phases arrêtées ne sont pas si « marginales » : à elles seules, elles représenteraient 1 but sur 3 dans le football moderne (1/5 penalties exclus). Analyste du jeu au club depuis 2013, Jonathan Llorente fait désormais figure de bras armé dans le domaine et s'active lors de séances spécifiques à Grammont. Quelques années après, il marche ainsi dans les pas de son pote Nicolas Jover, ancien de la Paillade devenue une référence européenne des « CPA », à Manchester City puis Arsenal.

« Il est très investi avec nous. C'est quelque chose qu'on travaille sur le terrain et aussi en vidéo. On sait que c'est une arme, et aujourd'hui, on l'a encore montré », soulignait Théo Sainte-Luce, après le succès sur Bastia.

« Tu ne peux pas dire : Vas-y, tire et ça va marcher »

Laborieux dans le jeu, il s'est dessiné grâce à un réalisme sur ces phases arrêtées, qui auraient pu coïncider avec deux buts supplémentaires. À chaque fois, Savanier, titulaire pour la première fois cette saison, était à la baguette. Mais comme le suggérait encore Jullien cet été, le messager, aussi doué soit-il, ne suffit pas sans des destinataires préparés à recevoir l'offrande.

« On a pas mal de tactiques. Depuis qu'on a repris, il n'y a pas une fois dans la semaine où on ne les a pas bossées (ces phases). Parce que quand tu as Téji Savanier, tu sais que tu as un excellent tireur. Mais tu ne peux pas arriver le week-end, mettre le pied sur le corner et dire : “Vas-y, tire et ça va marcher” », rappelait-il. Comme une évidence. La suite a déjà donné raison au défenseur, qui a aussi de la mémoire. En 2015-2016, il avait inscrit 9 buts avec Dijon, promu de L2 à L1 à l'issue de la saison. Montpellier ne demande pas mieux.

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