La 23ᵉ édition de la Coupe du Monde de Football a débuté jeudi au Mexique, au Canada et aux États-Unis de Donald Trump, sur fond de politique répressive et de guerre en Iran. Chaque jour jusqu’à la finale, « le Nouvel Obs » vous raconte le meilleur (et surtout le pire) de cet événement planétaire.
Le foot éclipsé par le sacre des Knicks
Il n’y a pas que le football dans la vie : il y a aussi le basket, sport plus que jamais roi à New York. Samedi, l’entrée en lice du Brésil face au Maroc (1-1) a vite été éclipsée par la victoire historique des Knicks – l’équipe locale – qui a remporté le titre de champion de NBA face au San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. Alors que des milliers de supporters du Brésil et du Maroc s’étaient donné rendez-vous à Times Square, la ville s’est surtout parée des couleurs bleu et orange des Knicks, qui n’avaient plus gagné le championnat nord-américain de basket depuis 1973.
Bataille autour du drapeau iranien
En football, la politique n’est jamais loin, surtout dans le contexte géopolitique ultra-tendu actuel. Alors que des Iraniens de la diaspora pourraient profiter du Mondial pour brandir des bannières de l’opposition, le président de la fédération iranienne de football Mehdi Taj a pressé la Fifa de s’assurer que seul le drapeau iranien serait visible dans les stades. Le premier match de la « Team Melli » face à la Nouvelle-Zélande lundi pourrait être particulièrement tendu car Los Angeles, où aura lieu la rencontre, abrite la plus importante diaspora iranienne au monde, et une large partie de ses membres sont des opposants à la République islamique. Plusieurs organisations prévoient de manifester autour du stade, pour agiter l’ancien drapeau iranien, celui qui avait cours avant la révolution islamique – la bannière verte blanche et rouge était alors surmontée d’un lion et d’un soleil. Certains protestataires pourraient aussi s’inviter à l’intérieur de l’enceinte et huer l’hymne iranien, comme au Qatar en 2022.
Un scénario qui serait inacceptable pour Téhéran. Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a indiqué que l’Iran surveillerait particulièrement « drapeaux et slogans », menaçant de l’arrêt du match en cas de symboles hostiles à la République islamique.
Mbappé et Zidane aux abonnés absents
Les stars du foot français se murent dans le silence. Invités de l’émission C dans l’air, sur France 5, la mère et le beau-père du journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie, ont indiqué avoir envoyé des messages à Kylian Mbappé, Karim Benzema et Zinedine Zidane pour leur demander un soutien officiel. Mais tous sont restés sans réponse. « Ils ont reçu le message, ça c’est clair. Ils ne s’impliquent pas, c’est également très clair », a regretté Francis Godard, le beau-père du journaliste. Selon sa famille, Christophe Gleizes, qui a été accrédité symboliquement par la Fifa pour le Mondial, va pouvoir poser une question depuis sa cellule lors de la conférence de presse précédant le match France-Sénégal, le 15 juin.
Le nom de Trump retiré du Kennedy Center
La décision n’a pas grand chose à voir avec le football. Mais en ces temps de Coupe du Monde, où les regards sont tournés vers les États-Unis, elle constitue un revers très symbolique pour Donald Trump. Son nom a été entièrement retiré de la façade de la prestigieuse salle de spectacle Kennedy Center à Washington, en application d’une décision de justice. Après avoir placé ses proches à la direction du conseil d’administration de l’institution, le président américain avait accolé en décembre son nom à celui de son lointain prédécesseur démocrate assassiné John F. Kennedy pour la rebaptiser « Trump Kennedy Center ». Un juge avait ordonné le 29 mai au conseil d’administration de retirer, dans un délai de deux semaines, toute référence « au président Trump ou à tout individu autre que le président Kennedy » sur le bâtiment lui-même mais aussi sur le site internet de l’institution et sur toute marque déposée. C’est désormais fait.
Alerte tornade pour l’Angleterre
On a connu météo plus clémente pour jouer au football. La chaleur accablante qui règne dans plusieurs des villes hôtes n’est pas le seul aléa climatique qui plane sur les joueurs engagés dans ce Mondial 2026. L’équipe d’Angleterre peut en témoigner : les Three Lions, basés à Kansas City, ont été contraints de se confiner samedi soir après avoir reçu une alerte tornade du National Weather Service. Plus de peur que de mal : l’hôtel de la sélection n’a finalement pas été touché. Mais cela commence à faire beaucoup pour les Anglais, dont la préparation est émaillée de plusieurs incidents depuis qu’ils ont atterri sur le sol américain, comme le vol d’une partie de l’équipement.



