MHSC-Boulogne : Camara fustige une prestation "trop pauvre" et assume ses choix
Camara : "Ce cauchemar, on l'a créé nous-mêmes"

L'entraîneur montpelliérain Zoumana Camara est apparu particulièrement énervé en conférence de presse, à l'issue de la défaite de son équipe contre Boulogne-sur-Mer (1-3), mardi 23 septembre. Le technicien a livré un constat froid et sans concession d'une soirée qu'il qualifie lui-même de cauchemardesque, mais dont il estime qu'elle a été provoquée par ses propres joueurs.

Un constat amer sur la prestation de son équipe

Interrogé sur le sentiment d'avoir vécu une soirée cauchemardesque, Camara a répondu sans détour : "Un peu. Mais ce cauchemar, on l'a créé nous-mêmes. Il y a des fois où on sent qu'il n'y a rien pour nous et que l'adversaire en face n'a rien à dire. On s'est mis dans cette situation, avec cette première mi-temps."

Le technicien a particulièrement insisté sur la pauvreté technique de son équipe en première période, évoquant un "trop pauvre" à plusieurs reprises. "Trop pauvre techniquement. Beaucoup trop de déchet, beaucoup trop loin. On l'a provoqué", a-t-il martelé, en référence au carton rouge reçu par son équipe.

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Le carton rouge, une conséquence logique

Pour Camara, l'expulsion n'est pas un événement isolé mais la conséquence directe du début de match raté : "Qu'il y soit ou pas, ce carton est une conséquence de ce début de match. (...) Je ne veux pas dire que ce carton est mérité, mais c'est la conséquence de ce qu'on a produit au début."

L'entraîneur a également balayé l'excuse de la fatigue liée au troisième match en huit jours, rappelant que Boulogne avait également joué un match en retard contre Bastia. "Il est où le problème ?" a-t-il lancé, avant d'appeler ses joueurs à faire preuve de personnalité et à assumer leurs responsabilités.

Un discours de responsabilisation

Camara a tenu à rappeler qu'il sera toujours derrière ses joueurs, mais qu'il est temps d'avancer : "Le mental, c'est une chose. Mais dans la vie, on ne peut pas non plus toujours ressasser des choses difficiles. Il faut savoir regarder devant et il faut savoir se battre. Il faut savoir avoir de la personnalité et assumer les choses."

Le technicien a regretté l'opportunité manquée de franchir un cap devant le public de la Paillade, qui avait déjà répondu présent face à Bastia. "On a raté cette opportunité. Maintenant, il faut retourner au travail. Il faut être humble, être patient, encore une fois. Parce qu'il manque beaucoup de choses. On va continuer à travailler pour les combler."

Un manque d'humilité et de combativité

Interrogé sur un éventuel manque d'humilité de son équipe, Camara a expliqué avoir préparé le match de la meilleure manière possible, en demandant une entame similaire à celle de Bastia, basée sur les duels et la présence. "Aujourd'hui, dans les deux, on a été beaucoup trop pauvres pour pouvoir exister. Aujourd'hui, je m'inclus dedans, on s'est sabordé."

Cette colère, perceptible en conférence de presse, a-t-elle transparu dans son discours aux joueurs ? "À un moment donné, il y a des mots, des leviers à activer pour que le joueur reste dans le... Et des fois, il faut savoir les mettre face à leurs responsabilités."

Les problèmes défensifs et le mercato

Camara devra désormais composer avec la blessure de Yaël Mouanga et la suspension de Julien Laporte en défense centrale. "Comme je compose depuis le début, je n'ai pas les milieux de terrain nécessaires. J'ai mis des défenseurs au milieu. Là, je vais devoir trouver des solutions. Ça, c'est aussi mon travail, d'essayer de trouver des solutions."

Interrogé sur le recrutement estival et notamment l'absence de Jonas Martin, qui évoluait sous les couleurs de Boulogne, Camara a assumé ses choix : "Zéro regret. On m'a dit que si je faisais un milieu, je ne pouvais pas faire d'attaquant. J'ai choisi de faire un attaquant, même s'il n'est pas encore là." Il a précisé travailler sur l'arrivée d'un joker offensif, sans donner de date précise, tout en appelant à ne pas se cacher derrière ce recrutement pour expliquer la défaite.

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Un long chemin de reconstruction

Camara a conclu en rappelant que le travail est encore long et qu'il faut être patient : "Si j'avais une équipe compétitive pour jouer la montée ou le très haut du classement, j'aurais assumé ce statut et je l'aurais dit. Quand je dis qu'on est en reconstruction, c'est en toute humilité et un état de fait de ce que le club est capable de faire et ce que l'effectif est capable de faire. Ce n'est pas pour me cacher. Maintenant, ça ne doit pas être une excuse parce qu'on est capable de beaucoup mieux."