Jean-Jacques Bourdin, journaliste et président d'honneur de Nîmes Olympique, a livré son analyse sur la nouvelle ère du club gardois dans un entretien accordé à Midi Libre. Alors que le club a arraché son maintien en National 2 et changé de dirigeants, Bourdin se dit ravi de l'engouement retrouvé autour de l'équipe. Il confirme rester à son poste honorifique, précisant qu'il n'intervient qu'en cas de besoin, mais qu'il soutient le club de tout cœur.
Regret sur la fin de règne de Rani Assaf
Bourdin, qui était proche de l'ancien président Rani Assaf, déplore une fin de règne marquée par l'isolement. "Elle est triste, je pense que c'est triste, je n'ai pas eu Rani depuis un long moment. Il s'est coupé totalement des Nîmois, des supporters, du club, des joueurs, de l'encadrement", explique-t-il. Selon lui, Assaf a mal vécu l'échec de son projet, notamment l'opération immobilière autour du stade. "Il a été terriblement déçu", ajoute Bourdin.
Un départ nécessaire
Malgré les assurances d'Assaf de rester en poste, Bourdin estime que son départ était inévitable. "Il arrive un moment où ce n'est plus possible, il était obligé de partir et il est bien qu'il soit parti… Il n'est pas tout à fait parti parce qu'on joue toujours sur son stade, celui des Antonins, qui lui appartient", nuance-t-il. Bourdin souligne que le manque d'encouragements a poussé Assaf à se renfermer et à couper les liens psychologiques avec Nîmes.
Soutien à la nouvelle direction
Thierry Cenatiempo a succédé à Assaf à la présidence, épaulé par un groupe d'entrepreneurs locaux. Bourdin observe ces débuts avec bienveillance. "Je trouve que pour l'instant ce qu'il fait est réussi, il a réussi à fédérer. Il n'est pas seul dans l'opération […]. Je dis bravo, et j'espère que ça va continuer. J'en suis même certain. Mais rien n'est gagné, c'est un début, le commencement d'une nouvelle histoire", conclut-il.



