Les Biarrots ont retrouvé le chemin du succès ce vendredi. Leur défense retrouvée a parfaitement jugulé l’attaque de Colomiers, l’une des meilleures de Pro D2. Les joueurs de Boris Bouhraoua ont deux journées pour finir le travail.
Une victoire libératrice
Un renvoi de Retière, un ballon capté par Elissondo et toute la défense de Colomiers passée en revue par ce même ailier. La joie des 15 Biarrots qui lui tombaient dessus dans la foulée était équivoque. Le BO venait de sécuriser sa victoire, le bonus offensif (31-14) et sans doute beaucoup plus. Le tout dans un Aguilera enfin reconquis.
Les résultats de la soirée ne sont pas forcément favorables : Mont-de-Marsan a pris un bonus défensif à Grenoble, Béziers la victoire à Carcassonne. Les joueurs de Boris Bouhraoua n’ont que trois points d’avance sur la zone rouge. Mais le calendrier plaide pour eux, avec notamment une dernière réception de Carcassonnais quasi sûrs condamnés.
« Ça fait trois semaines qu’on fait la gueule, on va pouvoir un peu sourire. Mais on ne va pas détacher le bouton de la chemise », prévient quand même Mathieu Acebes, dont la saison est terminée après sa fracture du plancher orbital ce vendredi.
Têtes les premières
Le BO n’avait qu’une mission, n’a qu’un but : gagner et se sauver. L’envie était marquée d’entrée de match. Trop même : Nutsubidze quittait les siens dès la 4e minute. Son plaquage tête contre tête avec Tartas lui valait un jaune. Et un protocole commotion à son vis-à-vis. Presque un leitmotiv de cette première mi-temps. Mais on y reviendra.
Car l’autre fait notable, c’est que même en infériorité numérique, les Biarrots arrivaient à tenir le ballon. Et à l’aplatir. Enfin presque. Leur premier essai était « offert » par l’arbitre qui sanctionnait une faute trop cynique de Granouillet sur maul dans son en-but (7-0, 13e). L’ouvreur columérin Giral réduisait l’écart après une pénalité contre Acebes pour un… contact à la tête. Le capitaine, 38 ans, ne reviendra pas cette saison. Et peut-être pas du tout sur un terrain.
Peut-être un peu vexé d’avoir été privé d’un 15e essai, Clément Martinez concluait un nouveau ballon porté, et surtout la domination des siens (14-3, 23e). De quoi égaliser avec les meilleurs marqueurs du championnat. De l’autre côté ? Rideau, malgré un nouveau jaune, contre Fa’asalele. Pour un énième plaquage à la tête. Hébert et Bourdeau frustraient les visiteurs, contraints de prendre les points (14-9, 45e).
« La défense est le maître-mot pour nous en ce moment, on a pris trop de points récemment, pointe Boris Bouhraoua. Ce (vendredi) soir, on a vraiment réglé le tir, on a agressé l’attaque adverse, empêché les off-load, leurs actions fulgurantes. »
Aguilera s’amuse
Solides en défense, et enjoués en attaque les Biarrots. Avant la pause, le txik txak d’école de Retière sur Giral avait fait lever tout le stade. Le retour intérieur en bout de ligne de Jonas sur Borie encore plus, puisque l’arrière, parfaitement décalé par Hébert, aplatissait dans la foulée (21-9, 49e). Une « passe décisive » qui récompensait un match impressionnant du 3e ligne.
Le début d’un joyeux bordel dans Aguilera, où tout semblait réussir aux locaux, avec des coups de pied rasant de Sacco et un Colomiers étouffé. Le score n’était pas complètement fait, mais les visages ne mentaient pas. En tribunes, joueurs et supporteurs biarrots avaient déjà le nez sur les scores des autres équipes. À peine le levait-on pour l’essai en fin de match de Borie. Beaucoup plus pour celui d’Elissondo, symbole d’un BO réuni. Mais pas encore sauvé.



