À trois journées de la fin du championnat, le FC Barcelone a officiellement conservé son titre de champion d'Espagne après avoir battu le Real Madrid (2-0) dimanche. Ce 29e titre a été décroché au terme d'un Clasico maîtrisé de bout en bout face au grand rival. Entre célébrations improbables et critiques en Espagne, la soirée a été riche en émotions.
Luis Enrique heureux pour son ancienne équipe
Quelques minutes après la victoire du Paris Saint-Germain face à Brest (1-0), assurant presque le titre de champion de France aux Parisiens, Luis Enrique est venu en conférence de presse. Le technicien espagnol a demandé le score du FC Barcelone, qu'il a entraîné entre 2014 et 2017. Le natif de Gijon y a également joué de 1996 à 2004 après une fin d'histoire tendue avec le Real Madrid. Quand un journaliste lui a annoncé le sacre des Catalans, l'entraîneur parisien s'est exclamé d'un « Toma ! » (« voilà » ou « prends ça » en français).
La presse catalane célèbre le FC Barcelone
« Ce n'était pas seulement remporter la Liga. C'était la remporter face au Real Madrid. Ce n'était pas seulement gagner un Clasico. C'était remporter le Clasico qui a scellé le titre. Ce n'était pas une célébration de titre comme les autres. C'était une célébration unique », s'est réjoui le Mundo Deportivo. Sans oublier de glisser un tacle au club de la capitale : « le Barça profite de la crise du Real Madrid, dont la fin semble incertaine, et du fanatisme entourant le retour des tactiques douteuses de Mourinho (pressenti pour remplacer l'entraîneur Álvaro Arbeloa, NDLR). »
Les médias madrilènes grincent des dents
« L'image présentée par la Maison Blanche lors du Clasico résume parfaitement ce qu'a été une campagne d'un Real Madrid sans âme ni esprit, avec des lacunes importantes qui ont fait de l'équipe d'Arbeloa un témoin direct de la victoire de Barcelone en Liga, célébrée sous leurs yeux », s'est désolé le quotidien AS. Pour Marca, « la meilleure équipe d'Europe est devenue un projet miné par les doutes, désormais contraint d'entreprendre une reconstruction profonde et coûteuse. Le Barça construit une équipe, le Real Madrid la détruit. »
Une story de Kylian Mbappé jugée provocatrice
Une semaine après avoir fait parlé de lui pour avoir atterri à Madrid depuis l'Italie 12 minutes après le coup d'envoi de la rencontre face à l'Espanyol Barcelone, Kylian Mbappé a de nouveau été la cible des critiques, même s'il a visiblement regardé le Clasico pour lequel il était forfait. En effet, l'attaquant français a publié une story sur Instagram avec la diffusion du match sur une télévision… avec déjà 2-0 pour le Barça, à la 35e minute de jeu. Certains y ont alors vu une pique à son équipe.
Real Madrid TV très critique contre l'arbitrage
La chaîne madrilène n'a pas été tendre envers l'arbitrage et la réalisation du match sur plusieurs actions, comme un coup de coude d'Eric Garcia sur Jude Bellingham. « La Liga n'est pas sérieuse. C'est un cirque, une farce. C'est scandaleux. La retransmission de la Liga est une honte. Le problème le plus grave est le manque d'images. À chaque action litigieuse, la VAR intervient quand ça l'arrange. Et quand intervient-elle ? Uniquement pour nuire au Real Madrid », s'est-elle indignée, comme rapporté par Marca.
Un cône de chantier pour célébrer
Dans les rues de Barcelone, un objet peu commun dans les célébrations sportives a beaucoup tourné du côté des supporters catalans : un cône de chantier, visible sur plusieurs vidéos relayées par la presse espagnole. Une plaisanterie en référence à une blague du vestiaire du Real Madrid sur son entraîneur Álvaro Arbeloa d'après laquelle « il ressemble à un cône ». Dans la soirée, les deux joueurs barcelonais Marc Casadó et Alejandro Balde ont été aperçus sur la Plaça Catalunya avant d'être portés en triomphe.



