Armandie : la pelouse synthétique arrive, livraison le 10 août
Armandie : pelouse synthétique livrée le 10 août

Les travaux pour l’installation du nouveau terrain ont débuté ce lundi à Armandie. Ils se dérouleront en trois phases : retrait de la pelouse, préparation du terrain et pose du synthétique. La livraison est prévue le 10 août.

Un chantier en trois phases

Le Stadium manager du SUA, Nathanael Audubert, détaille le planning. Dès ce mardi, la société Art Dan, basée dans les Yvelines, entame le décapage des 400 m² de pelouse dans l’en-but côté tribune Lacroix. Ces carrés de gazon seront vendus mercredi, de 10 heures à 18 heures, devant la boutique du stade, au prix de 5 euros le mètre carré (maximum un mètre carré par personne). « On a déjà reçu des demandes pour des livraisons à domicile, mais ce n’est pas possible », prévient Nathanael Audubert.

À partir de mercredi, les 7 500 m² de terrain seront décaissés sur 25 cm de profondeur. Près de 300 000 m³ de terre seront évacués vers la butte de la peupleraie, derrière le terrain Medhi-Narjissi. « Ils vont stocker tout ça, au cas où on en ait besoin un jour », ajoute le Stadium manager.

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Préparation des fondations

Mi-juin débutera la deuxième phase : mise à niveau, assainissement du sol et drainage. Une sous-couche en polystyrène (moins chère et plus souple que le béton) sera posée mi-juillet. La troisième phase consistera à installer le revêtement synthétique, livré en rouleaux avec le traçage des lignes intégré. Le terrain fera 67 mètres sur 120, soit un mètre de moins en largeur pour respecter les normes LNR et offrir plus d’espace à la zone technique des entraîneurs.

Le tout sera lesté de sable et de billes de liège. Le contour du terrain sera en synthétique bleu nuit, tout comme l’accès au tunnel avec le logo du club. Coût total : 943 000 euros, pour une durée de vie de 10 à 15 ans.

Adaptation nécessaire pour les joueurs

Les joueurs devront s’habituer à la nouvelle surface. « Il faut qu’ils s’entraînent dessus durant deux à trois semaines pour faire le synthétique, c’est-à-dire déplier les brins d’herbe et s’habituer aux crampons », explique Nathanael Audubert. Les préparateurs physiques du SUA ont anticipé le changement pour prévenir les risques musculaires. « Par rapport aux retours que j’ai eus, les joueurs se plaignent de courbatures au début, le temps que le corps s’adapte. Mais très vite, ils disent qu’ils ont gagné en accélération et qu’ils se sentent plus mobiles. »

Le synthétique devra aussi être homologué par World Rugby avant l’inauguration, prévue lors du premier match à Armandie le 4 septembre. En cas de retard, le club pourrait délocaliser sur un terrain de Top 14, mais cela semble peu probable.

Un mouvement de fond en Pro D2

Avec le SU Agen, Aurillac et Colomiers passent également au synthétique cet été. Il ne restera plus que trois pelouses naturelles en Pro D2 la saison prochaine : Dax, Valence Romans et le champion de Nationale Narbonne. Grenoble, Brive et Béziers jouent sur des surfaces hybrides, les autres clubs sur du 100 % synthétique.

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