Stade Rochelais Basket : l'objectif play-in à portée de main mais fragile
À quatre semaines de la fin de la saison régulière de Pro B, le Stade Rochelais Basket se trouve dans une position délicate. L'équipe occupe actuellement la 10e place, soit la dernière position qualificative pour le fameux play-in, mais cette position reste précaire. Le SRB vient en effet d'encaisser deux défaites consécutives à domicile, contre Rouen (80-83) et Nantes (88-98), des revers qui fragilisent sérieusement sa situation.
Un championnat imprévisible où tout reste possible
La Pro B, qui a récemment changé de nom mais conserve son ADN compétitif, reste un championnat extrêmement serré où la fameuse maxime « tout le monde peut battre tout le monde » s'applique pleinement. Dans cette ligue de dynamiques et de runs, les masses salariales ont du sens mais ne font pas tout. Preuve en est : Vichy est actuellement 3e au classement mais 17e en termes de masse salariale, tandis que le Scabb de Julien Cortey est 15e mais dispose de la 5e masse salariale.
Le Stade Rochelais, avec la 13e masse salariale du championnat, fait face à un défi de taille, littéralement et figurativement. L'équipe manque parfois de puissance physique dans ce « petit jeu de grands », comme l'a souligné l'analyse technique. Pourtant, l'objectif annoncé par le président Charles Kloboukoff avant le début de la saison – atteindre le play-in – reste réalisable, bien qu'ambitieux.
Le système du play-in : une fin de saison haletante
Pour comprendre l'enjeu, rappelons le fonctionnement du play-in en Pro B. Les équipes classées de la 2e à la 6e place sont directement qualifiées pour les playoffs, rejointes par le 15e de Betclic Élite. Pour compléter le tableau des quarts de finale, un play-in est organisé entre les équipes classées 7e à 10e.
Concrètement, le 7e affrontera le 8e, le vainqueur se qualifiant directement pour les playoffs. Parallèlement, le 9e rencontrera le 10e, le perdant étant éliminé tandis que le vainqueur devra affronter le perdant du match entre le 7e et le 8e pour décrocher la dernière place en playoffs. Un système « marche ou crève » qui maintient le suspense jusqu'au bout.
Prochain rendez-vous : le déplacement à Caen
Avant de penser au play-in, le Stade Rochelais doit se concentrer sur son prochain match : un déplacement à Caen, vendredi 17 avril à 20 heures. Face au CBC, 17e au classement mais doté de la 4e masse salariale et auteur de trois victoires consécutives, la tâche s'annonce ardue. Les Caennais, dont le maintien n'est pas encore assuré, représentent un adversaire dangereux.
Pour le SRB, ce match revêt une importance capitale. L'équipe ne dispose plus de la marge de manœuvre qu'elle avait précédemment et doit impérativement retrouver le chemin de la victoire. Avec seulement deux succès de moins que le 5e (ADA Blois) et deux de plus que le 14e (Aix-Maurienne SB), chaque rencontre devient décisive.
Les atouts du Stade Rochelais pour la dernière ligne droite
Malgré les difficultés récentes, le Stade Rochelais dispose d'atouts non négligeables pour cette ultime partie de saison. L'équipe possède du talent, un équilibre intéressant entre jeunes joueurs, vétérans et joueurs américains, ainsi qu'un entraîneur, Germain Castano, qui « connaît la musique » selon les observateurs.
Le calendrier pourrait également jouer en faveur des Rochelais. Parmi les neuf équipes qu'ils affronteront d'ici la fin de la saison, seul Blois représente un « concurrent direct » dans la course au play-in. Les autres adversaires sont soit bien derrière (CBC, Évreux, Scabb), soit bien devant (Orléans, Vichy) au classement.
Comme l'a souligné Giannis Antetokounmpo des Bucks après leur élimination au premier tour des playoffs NBA 2023, la définition du succès ou de l'échec est relative. Pour le Stade Rochelais, une qualification au play-in représenterait incontestablement une réussite, conformément à l'objectif initial. Mais pour y parvenir, l'équipe devra tourner la page des défaites récentes et montrer « de quel bois elle se chauffe » durant ce dernier mois de compétition.



