La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), a lancé ce mardi, en collaboration avec Île-de-France Mobilités (IDFM), l'expérimentation d'une Zone d'attente partagée sur le quai de la gare de Cergy-Préfecture, dans le Val-d'Oise, sur la ligne du RER A. Cette initiative vise à rappeler aux voyageurs, et particulièrement aux voyageuses, qu'ils ne sont jamais seuls, dans le but de lutter contre le risque d'agression.
Un dispositif pour lutter contre l'isolement
Annoncée en décembre 2025 lors de la Journée de mobilisation contre les violences faites aux femmes dans les transports, cette expérimentation s'inscrit dans un ensemble de mesures destinées à renforcer la sécurité des voyageuses et à réduire les risques d'agressions et d'atteintes sexistes et sexuelles. La Zone d'attente partagée est un espace sécurisé sur le quai, conçu pour inciter les voyageuses à ne pas s'isoler, afin de prévenir les situations dangereuses.
Un test grandeur nature à Cergy-Préfecture
Le choix de la gare de Cergy-Préfecture n'est pas anodin. Cette gare, fréquentée par de nombreux voyageurs, permettra de tester l'efficacité du dispositif dans des conditions réelles. Les autorités espèrent que cette zone deviendra un réflexe pour les femmes qui attendent leur train, leur offrant un lieu visible et sécurisé où elles peuvent se regrouper.
Cette expérimentation s'ajoute à d'autres actions déjà menées par IDFM, telles que le renforcement de la vidéosurveillance, la présence accrue d'agents de sécurité, ou encore la mise en place d'applications d'alerte. La Zone d'attente partagée représente une approche innovante, basée sur la solidarité entre voyageurs, pour dissuader les agresseurs potentiels.
Valérie Pécresse a souligné que cette mesure s'inscrit dans une politique globale de lutte contre les violences faites aux femmes, qui reste une priorité de la région. Les résultats de l'expérimentation seront évalués dans les prochains mois, et pourraient conduire à un déploiement plus large dans d'autres gares franciliennes.



