L'immigration est désormais une composante ordinaire de la société française, où les origines se mélangent et les pratiques culturelles convergent, mais cette dynamique ne suffit pas à enrayer les inégalités et le racisme. Telle pourrait être la conclusion des 400 pages de l'étude de grande ampleur « Trajectoires et Origines 2 », publiée ce jeudi 21 mai et menée par l'Institut national d'études démographiques (Ined) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Une enquête d'envergure
Plus de 27 000 personnes interrogées, 67 % de taux de réponse : cet ouvrage propose des résultats fondés sur un échantillon conséquent. Après un premier volet en 2008-2009, ce dispositif statistique a été réalisé entre juillet 2019 et janvier 2020 par 35 chercheurs. L'enquête apporte un éclairage inédit sur les itinéraires des immigrés et les discriminations qu'ils subissent, venant contrecarrer certaines idées reçues sur l'immigration.
Des niveaux scolaires élevés à l'arrivée
Si les immigrés arrivent souvent avec de bons niveaux scolaires, leur installation est marquée par une forte précarité résidentielle et administrative. Les données montrent que la mixité sociale et culturelle progresse, mais que les inégalités persistent, notamment en matière d'emploi et de logement.
Discriminations et racisme
L'étude met en lumière les discriminations subies par les descendants d'immigrés, qui restent plus fréquemment au chômage et occupent des emplois moins qualifiés que la population majoritaire. Le racisme, bien que moins ouvert, demeure une réalité quotidienne pour many.
En conclusion, l'enquête « Trajectoires et Origines 2 » dresse un portrait nuancé de l'immigration en France, entre avancées vers l'intégration et obstacles persistants liés aux inégalités et aux préjugés.



