Professionnels et usagers de l'hôpital Saint-Esprit d'Agen se désespèrent de ne pouvoir consommer une tasse de café au sein de la cafétéria. Pour mesurer la dimension humaine d'un tel établissement, quelques chiffres : près de 2 200 employés, ce qui en fait le plus gros employeur du département de Lot-et-Garonne, et plusieurs dizaines de milliers de patients qui y circulent chaque année. En termes de consommateurs, le potentiel est immense.
Un monde qui va vite, mais pas pour le café
À l'heure de la téléphonie 5G, des téléchargements quasi instantanés et des livraisons du jour pour le lendemain, les professionnels et usagers de l'hôpital d'Agen sont privés de café depuis bientôt huit jours. « À notre époque, cela semble anachronique », souffle, interdit, un chef de service las de ne plus pouvoir s'installer à une table de la cafétéria pour déguster un expresso. La raison ? Rien à voir avec le détroit d'Ormuz, mais plutôt une casse de machine qui attend d'être résolue.
Attente d'une pièce de rechange
L'étonnement devant la durée d'une telle « rupture de service » est, selon la direction de l'hôpital, partagé par les usagers et les professionnels, mais n'a pas accéléré les délais de réparation. Elior, qui a en concession la cafétéria, plaide non coupable. « C'est indépendant de notre faveur, assure-t-on sur place. Ce sont les Cafés Richard qui disposent et assurent la maintenance de la machine à café. Il y a huit jours, un agent est venu réparer mais une nouvelle panne est intervenue, une heure après. » Depuis, une pièce de rechange est guettée.
Les ponts du mois de mai n'auraient pas facilité la résolution du problème. Ce mardi 12 mai, un employé des Cafés Richard était attendu à la cafétéria de l'hôpital avec l'espoir que le café coule à nouveau. À noter qu'un distributeur automatique de cafés, dont dispose l'hôpital, serait, lui aussi, en panne. Les emmerdes, ça vole en escadrille. Dire que les gens sont énervés faute de café serait un comble. À la cafétéria Elior, on tient pour le moment le coup : « Franchement, on s'attendait à pire, pour le moment, ça va. » Ouf.



