Tous les lundis, le Poufre sétois pose ses ventouses sur l'actualité locale. Ce lundi 25 mai, il s'interroge sur l'absence de mobilisation concernant les Halles de Sète, pourtant retenues pour être élues Plus beau marché de France.
Comment ne pas le comprendre ? Le Poufre laisse rarement traîner ses tentacules aux Halles, de peur qu'elles y soient coupées en rondelles. En revanche, il adore le lieu. Fin avril, il a été ravi d'apprendre que le « poumon de Sète » représenterait la région au 9e concours du plus beau marché de France. Sauf que l'annonce a été faite il y a un mois et que notre bon céphalopode a beau déployer ses ventouses aux quatre coins du centre-ville, il n'a pas entraperçu le moindre début de mobilisation, pas plus du côté de la mairie que de l'association des commerçants.
« S'il faut faire savoir qu'on a les plus belles halles de France, on va le dire », avait pourtant claironné Hervé Marquès au lendemain de la sélection du marché couvert sétois. Loin d'une mobilisation générale. Quatre semaines plus tard, alors que d'autres villes ont déjà pris de l'avance, la mobilisation générale est loin d'être déclarée à Sète. Résigné, le Poufre se dit que ses Halles chéries finiront, une fois de plus, à la huitième ou neuvième place du classement. Et que, depuis Béziers, Robert Ménard pourra pérorer en rappelant qu'avec les siennes, il est « à jamais le premier ».
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