Une hausse d'impôts de 10% à Grabels
Le nouveau maire de Grabels, Pascal Heymes, a annoncé une augmentation de 10% des taux d'impôts locaux. Cette décision, prise par sa majorité, vise à rétablir les capacités de financement et d'investissement de la commune, qu'il qualifie de "situation financière critique". Dans un communiqué, le maire précise qu'il s'agira de la seule hausse sur la durée du mandat.
Des recettes en baisse
La nouvelle majorité estime que les recettes de la commune évolueront peu, voire diminueront, en raison de la baisse des dotations et compensations fiscales de l'État. D'où le choix de solliciter les contribuables grabellois. Ces derniers devront également faire face à une augmentation votée en conseil communautaire de la Métropole de Montpellier. Si cette mesure n'a pas été du goût de certains maires, Pascal Heymes l'a bien acceptée, ne voyant pas d'autre solution que de recourir à la fiscalité des ménages.
Des mesures de rigueur
D'autres décisions de rigueur sont également prises. Certaines actions sont réduites, notamment dans le domaine culturel, tout en maintenant les événements majeurs comme l'Instant Jazz. Le non-remplacement des départs à la retraite en 2026 devrait suffire pour le personnel, tandis que les indemnités des élus sont diminuées de plus de 20% par rapport au maximum légal. Les investissements seront limités au renouvellement de matériel informatique et technique, ainsi qu'à l'achèvement du poste de police municipale.
Un emprunt nécessaire
Pascal Heymes annonce qu'un emprunt de 1,4 million d'euros sera nécessaire en 2026. Il assure que les indicateurs financiers montrent une amélioration progressive : à la fin de l'année, le déficit d'épargne nette restera négatif mais réduit à 352 000 euros contre 1 million en 2025. La dette diminuera légèrement pour atteindre 16,2 millions d'euros. La capacité de désendettement sera significativement améliorée, passant de 23 à 12 ans. Professionnellement, Pascal Heymes a exercé comme consultant expert en finances et fiscalité auprès des collectivités. Lorsqu'il siégeait dans l'opposition, il était en désaccord constant avec l'ancien maire René Revol sur les questions budgétaires.



