Une maladresse qui fait parler. Mardi 19 mai, lors du journal télévisé de 20 Heures sur France 2, une sculpture datée du XIXe siècle a été floutée en arrière-plan d'une interview. L'incident, qui n'a duré que quelques secondes, a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.
Un floutage jugé excessif
Dans le sujet consacré au nombre de lois en France, le constitutionnaliste Benjamin Morel était interrogé au premier plan. Mais en arrière-plan, l'œuvre Amour, réalisée en 1894 par le sculpteur Louis Cosme Demaille, a été volontairement rendue floue. Cette statue, située dans le square de Weiden à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), représente un couple d'amoureux nus et enlacés.
De nombreux téléspectateurs ont remarqué cette censure et ont interrogé la chaîne sur ses motivations. Était-ce une précaution, une règle éditoriale ou une simple erreur ?
Les excuses de France Télévisions
Face à la polémique grandissante, France Télévisions a réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter). Dans un message publié mercredi 20 mai, la chaîne a déclaré : « Hier soir, dans un sujet sur le nombre de lois en France, nous avons diffusé par erreur une interview avec un floutage en arrière-plan. Cette initiative individuelle n’avait pas lieu d’être. Nous présentons nos excuses à nos téléspectateurs. »
La direction du groupe public a donc pris ses distances avec cette décision, la qualifiant d'« initiative individuelle » et non d'une directive éditoriale. Ce n'est pas la première fois que France Télévisions est confrontée à des polémiques liées à ses choix de montage ou d'invitation.
Une série d'incidents pour France TV
Ces derniers mois, plusieurs erreurs ou controverses ont émaillé l'actualité du groupe audiovisuel public. On peut citer notamment :
- La confusion entre les noms de Dominique Bernard et Samuel Paty lors d'un journal télévisé.
- La polémique autour de l'interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé.
- Les critiques sur la question posée à Marion Cotillard concernant sa rupture avec Guillaume Canet.
Ces incidents interviennent dans un contexte où l'audiovisuel public est sous pression, avec des discussions sur d'éventuelles fusions ou suppressions de chaînes.
En attendant, la statue Amour peut continuer à être admirée librement dans son square d'Issy-les-Moulineaux, sans floutage.



