Et si tous les hommes devenaient Philippe Katerine ? Un modèle de masculinité libérée
Et si tous les hommes devenaient Philippe Katerine ?

Et si tous les hommes devenaient Philippe Katerine ?

À la fois doux et provoc, espiègle et intelligent, le musicien-acteur-dessinateur Philippe Katerine incarne une masculinité bien d’aujourd’hui, libérée des pudeurs et des carcans. À défaut de le faire entrer à l’Élysée, peut-être pourrions-nous en faire un modèle…

Un homme objet du désir féminin

Vous en connaissez d’autres, des chanteurs français à qui Jeanne Balibar a susurré « J’aime tes fesses », et à qui Clara Luciani a lancé un « Qu’est-ce que t’es beau » ? Destinés à n’importe quel autre que lui – mettons Florent Pagny ou Christophe Maé –, ces embrasements féminins auraient paru ridicules, déplacés, affreusement égotiques. Mais comme, avec Philippe Katerine, tout se renverse toujours cul par-dessus tête, ces déclarations deviennent des manifestations d’égalité entre les sexes. Car beaucoup de féministes le disent : pour que le male gaze (ce prisme viriliste appliqué à tout, et notamment aux femmes) cesse, il faut que les hommes acceptent à leur tour d’être coquets, de prendre soin d’eux, et consentent à se muer en objets de désir.

Une nudité libératrice

Depuis « les Créatures », son album de 1999 qui le montre nu en couverture, Katerine a choisi d’exposer au regard public sa plastique sans vêtements à une fréquence que, de mémoire, aucun autre artiste homme avant lui n’avait atteinte – sauf peut-être Jésus-Christ. Cette nudité n’est pas exhibitionniste mais revendicative : elle affirme que le corps masculin peut être regardé sans honte, et que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un modèle pour aujourd’hui

Dans une société où les codes de la virilité sont en pleine mutation, Katerine propose une alternative : celle d’un homme qui assume sa douceur, son humour, son androgynie. Il ne cherche pas à dominer mais à séduire, non par la force mais par la créativité. Ses sculptures, ses performances, ses chansons décalées sont autant d’invitations à repenser ce que signifie être un homme au XXIe siècle.

Alors, et si tous les hommes devenaient Philippe Katerine ? Non pas en copiant ses chansons ou ses tenues, mais en s’autorisant à être à la fois forts et fragiles, sérieux et absurdes, désirants et désirables. Peut-être que le monde s’en porterait mieux.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale