Au siège de la Commission européenne à Bruxelles, une panne de climatisation a transformé la salle de presse en fournaise, avec une température atteignant 30 degrés Celsius. Les journalistes, qui couvrent habituellement les briefings quotidiens, ont dû composer avec une chaleur étouffante, certains utilisant des éventails improvisés ou quittant les lieux pour chercher de l'air frais.
Une panne survenue en pleine canicule
La panne est survenue en début de semaine, alors que la Belgique connaissait une vague de chaleur. Le système de climatisation du bâtiment Berlaymont, qui abrite la Commission, est tombé en panne, affectant particulièrement la salle de presse située au rez-de-chaussée. Selon un porte-parole de la Commission, les techniciens ont été mobilisés pour réparer l'installation, mais les réparations ont pris plus de temps que prévu.
Les journalistes présents ont rapporté une atmosphère difficile, avec une humidité élevée et une absence totale de ventilation. "C'est invivable, on transpire sur nos claviers", a confié un journaliste de l'agence Reuters à l'AFP. Un autre correspondant a souligné que "travailler dans ces conditions est un défi, surtout lorsqu'on doit respecter des délais serrés".
Des précédents dans l'histoire du bâtiment
Le bâtiment Berlaymont, construit dans les années 1960, a déjà connu des problèmes techniques par le passé. En 2019, une panne de climatisation similaire avait déjà perturbé le travail des employés et des journalistes. La Commission avait alors investi dans la modernisation des systèmes, mais cet incident montre que des vulnérabilités persistent.
Selon des sources internes, la panne actuelle serait due à une défaillance d'un compresseur central. Les équipes de maintenance travaillent en continu pour rétablir la climatisation, mais aucun délai précis n'a été communiqué. "Nous faisons tout notre possible pour résoudre le problème rapidement", a déclaré le porte-parole, tout en précisant que des mesures temporaires, comme des ventilateurs, ont été mises en place.
Impact sur le travail des journalistes
La salle de presse est un lieu névralgique pour les médias internationaux, qui couvrent les décisions de la Commission européenne. Avec la panne, certains journalistes ont choisi de travailler depuis leurs bureaux ou depuis des cafés à proximité. D'autres ont tenté de s'adapter, mais la chaleur a réduit leur productivité.
"C'est une situation gênante, surtout en période de rentrée politique où les annonces se multiplient", a regretté une journaliste du quotidien Le Soir. La Commission a présenté ses excuses pour les désagréments, mais n'a pas proposé de solution alternative pour les briefings, qui se tiennent toujours dans la salle surchauffée.
Un problème récurrent qui interroge
Cet incident relance les questions sur l'état des infrastructures de la Commission européenne. Alors que l'institution prône la transition écologique et l'efficacité énergétique, certains observateurs pointent du doigt le manque d'investissement dans la maintenance des bâtiments. "C'est paradoxal de voir la Commission, qui fixe des normes environnementales, incapable de climatiser correctement ses propres locaux", a commenté un expert en gestion immobilière.
La panne survient également alors que Bruxelles connaît des étés de plus en plus chauds, avec des températures dépassant régulièrement les 30 degrés. Les syndicats du personnel de la Commission ont déjà alerté sur la nécessité d'adapter les bâtiments aux changements climatiques. Pour l'heure, les journalistes espèrent un retour à la normale avant la prochaine conférence de presse de la présidente Ursula von der Leyen.



