Lors de la vague de chaleur record de fin mai 2026, avec des températures atteignant 53 °C dans le sud-ouest de la France, certaines écoles ont dû fermer leurs portes. Face à cette situation d'urgence, Amélie Corgier, ingénieure chargée de la maîtrise des consommations d'énergies dans une intercommunalité, a mis en place des solutions de fortune dans plusieurs écoles de son territoire, notamment à Amplepuis (Rhône).
Des températures insoutenables dans les classes
« On a beau être en milieu rural, avec un peu plus de fraîcheur le soir, la température dans les classes est montée à plus de 30 degrés lors de la vague de chaleur de la fin du mois de mai », témoigne Amélie Corgier. « On ne supporterait pas de telles températures au bureau… » Certaines salles, orientées ouest, chauffent particulièrement en fin d'après-midi. Comme dans de nombreuses écoles, celle d'Amplepuis est dépourvue de protections extérieures fonctionnelles.
Des couvertures de survie en attendant des brise-soleil
L'ingénieure explique que des devis sont en cours pour installer des brise-soleil en bois aux fenêtres, mais il fallait agir plus vite. « En plein milieu de la canicule, on a donc fixé des couvertures de survie aux fenêtres de l'école, directement sur la façade », raconte-t-elle. Les services techniques de la ville ont dû intervenir pour poser ces dispositifs provisoires, qui permettent de réfléchir la chaleur et de réduire la température intérieure.
Un besoin urgent de solutions pérennes
Cette initiative montre l'urgence d'investir dans des protections solaires durables pour les écoles, alors que les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et intenses. Amélie Corgier insiste sur la nécessité de trouver des solutions structurelles, comme l'installation de brise-soleil ou la végétalisation des abords, pour protéger les élèves et le personnel enseignant. En attendant, les couvertures de survie restent une solution de débrouille efficace mais temporaire.



