Le Premier Mai, la Fête du travail, est le seul jour de l'année où il est légalement obligatoire de ne pas travailler. Officialisée en 1948, bien que ses origines remontent à 1890, cette journée de repos forcé récompense les travailleurs qui, à l'époque, effectuaient une semaine de 40 heures ou plus, ne bénéficiaient pas de cinq ou six semaines de congés payés et ignoraient les RTT.
Une société en pleine évolution
Notre société change, les habitudes perdurent et les comportements évoluent. Pourtant, chaque jour, de multiples signaux d'alerte culpabilisent les travailleurs : la civilisation des loisirs s'installe, amenuise notre compétitivité, met en danger le système des retraites et précipite notre inestimable et généreux système social vers le précipice. D'en haut, on exhorte les Français à se remettre au travail, à créer leur entreprise, à se « réarmer » comme le dit notre président.
La génération Z et le bonheur au travail
Difficile d'y parvenir avec la génération Z qui a une conception toute différente du bonheur par le travail. Ces réflexions semblent plus légitimes que la polémique de classe maternelle sur l'ouverture d'une boulangerie ou d'un fleuriste le jour du Premier Mai. Il semble que le « pain quotidien » soit meilleur frais que rassis de la veille. Et le muguet, fleur éphémère et fragile, a droit à un passe-droit. Les commerçants qui ouvrent leur boutique le font avec des exigences bien précises envers leur personnel. Est-ce bien le moment de les en dissuader ?



