Treize jeunes venus d'Allemagne, d'Italie, de Tchéquie, d'Islande, d'Ukraine, de Finlande, du Danemark et du Kazakhstan participent à un chantier de reconstruction d'un mur ancien à Sauve, dans le Gard, encadrés par l'association Concordia. Âgés de 19 à 30 ans, ils sont unis par leur engagement bénévole au sein de cette association nationale de jeunesse et d'éducation populaire, créée après la Seconde Guerre mondiale pour fédérer une jeunesse européenne désireuse de reconstruire leurs pays.
Un chantier, des parcours de vie
La municipalité de Sauve, en partenariat avec l'Association de protection du patrimoine Sauve est là, leur a confié la reconstruction d'un mur ancien près du Castellas. Sous la direction de Dimitri, responsable du chantier, les volontaires manient truelles, trient et portent les pierres. Lyx, l'animateur, veille à la cohésion du groupe, heureux de partager cette expérience collective.
Artem, étudiant ukrainien en sécurité alimentaire, effectue son troisième projet Concordia après des séjours en Italie et en Espagne. "Ces projets sont un break. Ici je peux dormir loin des bombes et des alarmes. J'ai postulé au dernier moment pour ce chantier, c'était urgent ! J'étais si heureux de pouvoir enfin découvrir la France. Nous parlons de tout, cela me fait un bien fou", confie-t-il.
Olivier, 27 ans, Italien passionné de travail manuel et de vie en communauté, enchaîne les projets : après Sauve, il ira dans le centre de la France, puis en Finlande et en Hongrie. "En Grèce j'ai appris à construire des maisons en bois. En Hongrie je travaillerai le chaume. Ici ce sont les vieilles pierres. Je ne regrette vraiment pas d'avoir arrêté mon travail en usine", raconte-t-il.
Lina, jeune Française étudiante en économie et gestion, fille unique, découvre la vie en communauté pour la première fois. "Souvent seule, je voulais découvrir la vie en communauté. Cette expérience humaine est incroyable. Je n'étais jamais allée plus au sud de Grenoble. Sauve est un village médiéval unique", dit-elle.
Gulli, l'aîné du groupe, infirmier spécialiste des addictions dans une clinique islandaise, voit ce projet comme une bouffée d'oxygène. Passionné d'histoire et d'archéologie, il a candidaté pendant ses congés. Ayant obtenu une dérogation pour son premier chantier à 16 ans, il regrette d'avoir atteint l'âge limite. Cet été, il poursuivra ses chantiers volontaires en Bulgarie et en Tchéquie.



