L'association Riposte a organisé, ce vendredi 29 mai à Bagnols-sur-Cèze, un tournoi de pétanque solidaire dans le cadre de la Semaine nationale des pensions de famille. Ce moment d'échange entre résidents et partenaires visait à rompre l'isolement et à valoriser un futur bâtiment de 15 studios.
Une journée de rencontre et de partage
Annibal se concentre, s'élance et dépose la boule au plus près du cochonnet avec précision. Autour du terrain de gravier des Jardins en Cèze, à l'ombre, les discussions s'enchaînent dans une ambiance détendue. Ce vendredi 29 mai, l'association Riposte organisait un tournoi de pétanque à Bagnols-sur-Cèze, dans le cadre de la Semaine nationale des pensions de famille. Une journée pensée comme un moment de rencontre entre résidents, professionnels et partenaires.
"Pour nous, l'essentiel, c'est de passer un bon moment", sourit Gil, en regardant une partie. Ici, chacun trouve sa place. "Que ce soit pour organiser cet événement ou dans la vie du foyer, tout le monde met la main à la pâte et s'investit."
Un événement pour valoriser le travail de l'association
Au-delà du jeu, cette journée vise surtout à faire découvrir le travail mené par l'association auprès de personnes en grande précarité. "L'objectif est de créer des temps d'échange entre les résidents, les familles qui pourraient être intéressées et nos partenaires, explique Guillaume Marion, chef de service éducatif au pôle social de Riposte. Cela permet aussi de montrer concrètement ce que nous faisons au quotidien."
L'événement est aussi l'occasion de présenter le futur bâtiment de l'association, rue Roger-Salengro. À terme, il proposera 25 studios et des espaces communs, pensés pour favoriser la vie collective. Car au-delà de l'hébergement, l'association défend une idée centrale : recréer du lien.
"Ce que l'on prône, c'est le vivre-ensemble, le lien social et la lutte contre l'isolement, souligne Najoa Koubia, intervenante sociale. Ce genre de journée leur fait du bien et renvoie une image positive d'eux-mêmes."
Témoignages de résidents : de l'espoir retrouvé
Pour Thierry, accompagné par la structure après plusieurs années à la rue, cette reconstruction passe d'abord par les relations humaines. Il se souvient encore de ses années difficiles. "L'hiver, je dormais sous des autotamponneuses pour profiter de la chaleur de l'électricité", raconte-t-il. Avant d'ajouter, plus simplement : "Quand ils sont arrivés, ils m'ont offert un toit et un lit. Ils m'ont redonné de l'espoir."
Une vision partagée par Annibal : "Quand je suis arrivé, je n'étais pas au mieux. Ils m'ont beaucoup aidé et m'ont offert une chambre."
De son côté, Gil insiste sur l'esprit collectif qui s'est installé au sein de la pension de famille. "On est un peu comme une famille. On cuisine ensemble, on partage. Les coordinateurs savent trouver les bons mots et nous font confiance. Heureusement qu'il y a des personnes comme le docteur Pagès et Najoa, qui s'investissent énormément. Ils nous accompagnent et nous aident, mais c'est à nous d'agir pour avancer", conclut le résident.



