La franc-maçonnerie féminine s'invite à Vénéjan pour lever le voile sur ses valeurs et son fonctionnement. Ces points seront évoqués lors de la conférence animée par Marie-Thérèse Besson, ancienne grande maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, le mardi 26 mai.
Une conférence pour démystifier
Ancienne grande maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, Marie-Thérèse Besson donne une conférence intitulée Voyage en franc-maçonnerie féminine. L'occasion de démystifier la franc-maçonnerie et d'expliquer les sujets abordés par ces femmes regroupées dans 450 loges à travers la France et le monde.
Pourquoi cette conférence ?
« Le but est de nous faire connaître, de démystifier la franc-maçonnerie. La Grande Loge Féminine de France existe depuis 1945 mais, malgré tout, il y a encore des gens qui croient qu'il n'existe qu'une maçonnerie masculine ou mixte. Et puis, ça vise aussi à expliquer qui on est, ce qu'on fait, nos méthodes de travail, notre initiation… On raconte encore des tas d'inepties sur la franc-maçonnerie », explique Marie-Thérèse Besson.
La place des femmes dans la franc-maçonnerie
Comment les femmes ont-elles acquis leur place petit à petit dans ce milieu traditionnellement masculin ? La franc-maçonnerie féminine remonte aux salons des femmes lettrées du XVIIe siècle. « Ce n'était pas des francs-maçons, mais ça préparait cet esprit-là. Puis, tout doucement, les femmes ont fait leur place, et à partir du début du XIXe siècle, il y a eu ce qu'on a appelé les loges d'adoption qui fonctionnaient avec des loges masculines. Les femmes avaient une vraie volonté d'émancipation et elles ont finalement décidé de se constituer en obédience strictement féminine, libre et indépendante à partir de 1945 avec l'Union maçonnique féminine de France qui a changé de nom en 1952 pour devenir la Grande Loge Féminine de France. Cette franc-maçonnerie est une voie pour grandir, vivre et s'affirmer en tant que femme, en dehors de la subordination qui existe encore par rapport aux hommes. »
Les sujets abordés dans les loges
Les sujets traités au sein des loges ne se limitent pas aux problématiques dites féminines. « Ce qui fait le fondement de la maçonnerie féminine est d'être un ordre initiatique mais on s'intéresse aussi aux sujets de la société d'aujourd'hui. Et entre autres, tout ce qui tourne autour de la vie des femmes, de leur émancipation. Dans nos loges, on a travaillé, par exemple, sur la PMA, la GPA, la fin de vie, etc. pour lesquels nous sommes entendus au niveau institutionnel. En ce moment, il y a un développement absolument incroyable du masculinisme avec des hommes qui cherchent à faire reculer les droits des femmes. On va réfléchir à partir de ça pour voir ce qu'on peut faire pour empêcher des choses pareilles. »
Les profils des femmes franc-maçonnes
« Ce qui est génial dans nos loges, c'est qu'on a des femmes de tous âges : de 20 à 102 ans. Il y a des différences de milieu social, culturel, même si c'est un peu dommage qu'il y ait toujours l'idée qui circule selon laquelle il faut avoir passé des diplômes, être allé à la faculté pour rentrer en franc-maçonnerie. C'est complètement faux. Ce qui nous intéresse, c'est ce que la femme a dans son cœur et dans ses tripes. Cette multiculturalité, ça c'est intéressant. Où est-ce qu'on trouve ça aujourd'hui ? Et on ne prône pas la pensée unique : la parole de l'autre est écoutée mais n'est jamais jugée. Cela nous enrichit. »
Informations pratiques
La conférence aura lieu le mardi 26 mai à 19 h 30, à l'espace Maurice-Fost à Vénéjan. Ouvert à tous. Plus d'informations : conference.glff@laposte.net



