Dax célèbre l'excellence martiale avec deux karatékas d'exception
La ville de Dax rayonne dans le monde des arts martiaux grâce aux accomplissements remarquables de deux de ses instructeurs. Antoine Rosa vient tout juste d'atteindre le 8e dan de karaté Shotokan, un grade technique suprême qui couronne cinquante années de pratique assidue. De son côté, Soumia Hannouni Sabbar a obtenu son 4e dan en décembre dernier, intégrant ainsi un cercle très restreint de pratiquantes landaises à ce niveau.
Un retour aux sources au Japon
Antoine Rosa revient tout juste du Japon, où il a passé trois semaines à s'imprégner des origines de son art martial. « C'est le plus haut grade en technique », explique-t-il avec humilité. « J'ai commencé le karaté il y a cinquante ans. Adolescent, j'ai rêvé devant Bruce Lee. Une fois l'écran éteint, la réalité est tout autre. » Son parcours est exemplaire : il enseigne depuis 1985 et a fondé la section karaté de la JA Dax en 1996.
Le Shotokan karaté do, style le plus répandu mondialement, est pour lui « un art guerrier avant tout dissuasif ». « Il faut canaliser son agressivité, chercher à ne pas être violent », précise l'ancien policier municipal, qui n'a jamais eu à utiliser son karaté dans sa vie professionnelle ou privée. « Peut-être me connaissait-on avant de m'aborder », sourit-il.
La transmission au cœur de leur engagement
La section de la JA Dax compte une centaine d'élèves, âgés de 6 à 82 ans. « Les jeunes découvrent un art de la patience, du respect, de la maîtrise. Difficile dans notre société du tout, tout de suite », observe Antoine Rosa. Pour assurer l'expertise et la formation, le club s'appuie sur un duo complémentaire.
Soumia Hannouni Sabbar, agent administratif, pratique le karaté depuis vingt-deux ans. Assistante du professeur depuis 2017, puis instructrice fédérale, elle est également responsable de la commission féminine départementale. « Un véritable engagement personnel », souligne-t-elle. « Je suis convaincue que le karaté est une école de vie, où l'on progresse autant sur le plan humain que martial. » Le mot transmission revient constamment dans son discours.
Fait notable, Soumia, Antoine et leurs conjoints respectifs sont tous ceinture noire de karaté, illustrant l'importance de cette discipline dans leurs vies. Le parcours d'Antoine Rosa montre que l'excellence demande du temps : il faut environ quarante années de pratique pour atteindre le 8e dan, un grade qui récompense une vie dédiée à l'art martial.