Henri Bava, architecte-paysagiste et fondateur de l’agence TER, a dirigé le réaménagement de la place de la Comédie et de l’Esplanade à Montpellier. Ce chantier de trois ans, inauguré ce samedi 8 novembre, vient de s’achever. Il revient sur les choix architecturaux qui ont transformé le cœur de la métropole.
Un projet pour reconnecter le centre-ville
Le fil conducteur de ce projet était de repenser le cœur de Montpellier, au-delà de la Comédie et de l’Esplanade. L’objectif : donner à la ville un centre en adéquation avec son statut de métropole, sans effacer son passé architectural. « Je voulais que cet espace se reconnecte avec tous les quartiers autour », explique Henri Bava.
Des choix architecturaux audacieux
Sur la place de la Comédie, l’ancien arrêt de tramway, qui coupait l’accès vers le sud, a été supprimé pour offrir un espace plus épuré. Un grand banc de 90 mètres de long a été installé côté Polygone, permettant aux visiteurs de s’asseoir gratuitement. Sur l’Esplanade, les deux grands bassins qui bloquaient la circulation piétonne ont été remplacés par un cheminement de jets d’eau. Ces fontaines invitent à s’avancer vers les pavillons culturels, le musée Fabre, et au-delà vers le belvédère sur le Pic Saint-Loup.
« Le choix d’enlever les bassins n’a pas été simple, mais nous avons voulu simplifier et alléger. C’est en simplifiant que l’on révèle les espaces », précise l’architecte.
Une place pour le végétal
Le désencombrement de la promenade a mis en valeur les platanes existants, formant une voûte végétale rafraîchissante. Historiquement, ces arbres étaient des ormes, et des ormes ont été plantés sur la place de la Comédie en clin d’œil au passé.
Ce réaménagement marque une étape importante pour Montpellier, alliant modernité et respect du patrimoine.



